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Emmanuel Macron annonce la réouverture totale des écoles et donne rendez-vous aux Français en juillet

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Emmanuel Macron annonce la réouverture totale des écoles et donne rendez-vous aux Français en juillet
Emmanuel Macron lors d'un sommet bilatéral à Naples, en Italie, le 27 février 2020. Le président a annoncé une nouvelle phase du déconfinement, lors d'un discours ce dimanche 14 juin. © Alessia Pierdomenico/Bloomberg via Getty Images

C'est une nouvelle étape du déconfinement qu'a annoncée Emmanuel Macron lors d'une allocution télévisée, dimanche 14 juin. Les crèches, écoles et collèges pourront en effet accueillir tous les élèves dès le 22 juin, et ce "de manières obligatoire" et "selon les règles de présence normale". Le chef de l'Etat a aussi affirmé lors de ce discours de 20 minutes que tout le territoire était désormais en zone verte, à l'exception de Mayotte et de la Guyane. Ce changement signifie que les cafés et restaurants pourront réouvrir en Ile-de-France, dès le lundi 15 juin. De plus, les visites seront désormais autorisées à partir la même date dans les maisons de retraite et Ehpad. "Nous allons pouvoir retrouver le plaisir d'être ensemble (...), nous allons pleinement retrouver la France", a déclaré Emmanuel Macron.

Le président de la République a également confirmé qu'il sera possible de se déplacer à l'intérieur de l'Europe à partir du 15 juin. Il faudra attendre le 1er juillet pour se rendre dans les pays hors d'Europe dans lesquels l'épidémie est maîtrisée. "Le second tour des élections municipales pourra se dérouler dans les communes concernées, le 28 juin", a-t-il aussi dit. Néanmoins, Emmanuel Macron a précisé que "les rassemblements resteront très encadrés" et qu'il fallait continuer à respecter la distanciation physique. "La lutte contre l’épidémie n’est donc pas terminée mais je suis heureux de cette première victoire contre le virus", a affirmé le chef de l'Etat.

Emmanuel Macron s'exprimera de nouveau en juillet devant les Français

Sur le volet économique de la crise, Emmanuel Macron a souligné avoir mis sur la table "près de 500 milliards d'euros pour notre économie, pour les travailleurs, pour les entrepreneurs, mais aussi pour les plus précaires". Il a affirmé que sa "première priorité" était désormais de "reconstruire une économie forte, écologique, souveraine et solidaire". Mais pour cela, le président a exclu d'augmenter les impôts. "Notre pays est déjà l'un de ceux où la fiscalité est la plus lourde, même si depuis trois ans nous avons commencé à la baisser", a-t-il expliqué. Emmanuel Macron estime que "la seule réponse" est de "bâtir un modèle économique durable plus fort, de travailler et de produire davantage pour ne pas dépendre des autres".

Pour gérer la période post-coronavirus, Emmanuel Macron a évoqué une nouvelle organisation de l'État. "Tout ne peut pas être décidé si souvent à Paris. Face à l'épidémie, les citoyens, les entreprises, les syndicats, les associations, les collectivités locales, les agents de l'Etat dans les territoires ont su faire preuve d'ingéniosité, d'efficacité, de solidarité", a-t-il déclaré. Le président de la République voudrait ainsi offrir "des libertés et des responsabilités inédites à ceux qui agissent au plus près de nos vies", notamment les hôpitaux, les universités, les entrepreneurs et les maires.

Emmanuel Macron a donné rendez-vous aux Français pour une nouvelle allocution en juillet afin de "préciser (un) nouveau chemin" et de lancer les premières actions.

Les policiers et gendarmes 'méritent le soutien de la puissance publique'

Lors de cette prise de parole, Emmanuel Macron a aussi évoqué brièvement les manifestations contre le racisme qui se sont déroulées en France. "Nous sommes une nation où chacun, quelles que soient ses origines, sa religion, doit trouver sa place. Est-ce vrai partout et pour tout le monde ? Non", a-t-il d'abord reconnu avant d'assurer que "de nouvelles décisions fortes pour l'égalité des chances seront prises". "Nous serons intraitables face au racisme, à l'antisémitisme et aux discriminations", a-t-il promis.

Emmanuel Macron a néanmoins précisé que "ce combat noble est dévoyé lorsqu'il se transforme en communautarisme, en réécriture haineuse ou fausse du passé". Il a ainsi affirmé que "la République n'effacera aucune trace ni aucun nom de son histoire, elle n'oubliera aucune de ses œuvres, elle ne déboulonnera pas de statue". Le président estime ainsi que "nous devons plutôt lucidement regarder ensemble toute notre histoire, toutes nos mémoires, notre rapport à l'Afrique en particulier pour bâtir un présent et un avenir possible d'une rive à l'autre de la Méditerranée, avec une volonté de vérité et en aucun cas de revisiter ou de nier ce que nous sommes".

Quelques minutes plus tard, le président a aussi exprimé son soutien aux policiers et gendarmes. "Ils sont exposés à des risques quotidiens en notre nom. C'est pourquoi ils méritent le soutien de la puissance publique et la reconnaissance de la nation", a-t-il affirmé.

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