Le métier de consultant pose un problème de conflit d’intérêts dans un seul cas pour Emmanuel Macron

Emmanuel Macron à Paris le 8 mars 2017. REUTERS/Gonzalo Fuentes

Candidat à l'élection présidentielle, Emmanuel Macron propose "une grande loi de moralisation de la vie publique".

En pleine affaire Fillon, sa mesure la plus emblématique est l'interdiction de toute embauche par un élu ou un ministre d’un membre de sa famille.

A priori, le candidat d'En Marche! ne compte pas s'arrêter là. Il souhaite "aller plus loin dans la gestion des conflits d’intérêts", indique-t-il dans un entretien accordé au journal La Croix.

Pour cela, il entend limiter les activités des parlementaires dans le privé. Avec une profession en ligne de mire: les consultants.

C'est écrit noir sur blanc dans son programme: il sera interdit pour les parlementaires d’exercer des activités de conseil parallèlement à leur mandat, "pour mettre fin aux conflits d’intérêt".

"Quand on est en charge de légiférer, on ne peut pas avoir une activité de conseil ou dépendre financièrement d’un intérêt privé. Les contournements sont aujourd’hui trop simples et conduisent à des dérives. Aussi l'incompatibilité doit être la règle générale, hormis quelques exceptions", détaille-t-il dans La Croix.

L'ancien ministre de l'Economie cite deux exceptions: le métier de professeur d'université — "son indépendance étant garantie" — et l'activité de plaidoirie des avocats, "mais elle doit être limitée et encadrée."

La candidat indique que toutes les indemnités des députés et des sénateurs seront soumises à l'impôt et les frais de fonctionnement du mandat déclarés et déduits, "comme pour un indépendant ou un cadre commercial".

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