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Emmanuel Macron ne compte pas abandonner la réforme des retraites

Emmanuel Macron ne compte pas abandonner la réforme des retraites
© kliempictures/Pixabay

En dépit des grèves et du vaste mouvement social qu'elle avait suscités avant la crise sanitaire, la réforme des retraites ne va pas être abandonnée par l'exécutif. Le président de la République, Emmanuel Macron, a annoncé jeudi 2 juillet dans un entretien avec les quotidiens régionaux vouloir remettre en chantier cette réforme, mais "transformée", et demandé la reprise des négociations avec les partenaires sociaux dès cet été. "La réforme des retraites est-elle à mettre à la poubelle ? Non. Ce serait une erreur", a-t-il insisté. Il a aussi laissé entendre qu'il était favorable à un allongement de la durée des cotisations, un paramètre jusqu'ici écarté.

"Cette réforme ne peut pas être reprise de manière inchangée à la sortie de crise, mais la question du nombre d'années pendant lesquelles nous cotisons demeure posée", a-t-il dit. "Nous ne pouvons pas être un pays qui veut son indépendance, la reconquête sociale, économique et environnementale et être un des pays où on travaille le moins tout au long de la vie en Europe". En revanche, interrogé sur le maintien ou non de l'âge pivot à 64 ans, cher à son Premier ministre Edouard Philippe, il a seulement répondu : "je suis ouvert à ce que (la réforme) soit transformée".

Il a aussi réaffirmé que "la deuxième ligne, les livreurs, les caissières" est "la France perdante du système de retraite actuel" qui gagnerait à un système universel par points.

Mais le deuxième sujet, a-t-il poursuivi, sera celui des "équilibres financiers". "Je demanderai au gouvernement de réengager rapidement une concertation en profondeur, dans un dialogue de responsabilité associant les partenaires sociaux dès l'été sur ce volet des équilibres financiers", a-t-il dit. "Il faut que tout cela soit mis sur la table" mais "il n'y aura pas d'abandon d'une réforme des retraites", a-t-il insisté.

Sur l'ensemble de ses réformes engagées, Emmanuel Macron a par ailleurs reconnu qu'il avait sa "part de maladresse. J'ai parfois considéré qu'il fallait aller vite sur certaines réformes".

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