Le président de la République Emmanuel Macron, le Premier ministre Edouard Philippe et le ministre français des Finances Bruno Le Maire lors de la réunion avec les représentants du secteur bancaire à l'Elysée, à Paris, le 11 décembre 2018. Thibault Camus / Pool via REUTERS

Dans la série de mesures qu'Emmanuel Macron veut mettre en place pour désamorcer la crise sociale des "Gilets jaunes", voici le volet banque.

Le président de la République a obtenu mardi 11 décembre des engagements de la part du secteur bancaire, lors d'une réunion à l'Elysée avec ses représentants.

Les patrons des banques se sont engagés sur deux points en particulier:

  • Ils n'augmenteront pas les tarifs bancaires des particuliers en 2019.
  • Ils limiteront de façon pérenne les frais d'incidents bancaires pour les publics jugés les plus fragiles, avec un plafond à 25 euros par mois.

Ce plafonnement doit bénéficier à 3,6 millions de personnes en France, selon la banque de France, et les deux engagements pris par le secteur bancaire représentent "500 à 600 millions de pouvoir d’achat redistribués au bénéfice des Français", précise l'Elysée dans un communiqué.

Toutefois, à l'issue de la rencontre au Palais de l'Elysée, la Fédération bancaire française (FBF) a publié un communiqué sur les engagements pris se gardant de préciser des montants et indiquant simplement que le "niveau global de plafonnement sera fixé librement par chaque banque, en fonction notamment de ses propres coûts".

Par ailleurs, le gouvernement avait déjà obtenu début septembre un engagement des établissements bancaires sur un plafond de 20 euros par mois et de 200 euros par an des frais d'incidents bancaires, pour les clients en difficulté ayant souscrit à une offre spécifique de 3 euros par mois.

Pas une avancée

Sans plus de précision, le plafond de 25 euros par mois pour les "clientèles fragiles financièrement" ne semble donc pas être une avancée pour le pouvoir d'achat des Français, par rapport à ce qui a été annoncé il y a trois mois. 

Emmanuel Macron a par ailleurs demandé aux banques d'accompagner les artisans, les commerçants et les petites entreprises "qui sont le plus durement touchés par la crise actuelle, les blocages et les dégradations".

Parmi les patrons présents à la réunion, figuraient notamment Jean-Laurent Bonnafé (BNP Paribas), Philippe Brassac (Crédit Agricole), Laurent Mignon (BPCE), Frédéric Oudéa (Société Générale), Nicolas Théry (Crédit Mutuel), ou encore Rémy Weber (Banque Postale) et Marie-Anne Barbat-Layani (FBF), précise Reuters.

Après le secteur bancaire, le chef de l'Etat doit recevoir à 16h30 ce mercredi "une centaine" d'entreprises publiques et privées pour les appeler à la "mobilisation générale".

Certaines grandes entreprises, comme Publicis et Orange, ont déjà répondu à l'appel du président pour adopter des mesures en faveur du pouvoir d'achat, annonçant par exemple une prime exceptionnelle pour leurs salariés.

Vous avez apprécié cet article ? Likez Business Insider France sur Facebook !

Lire aussi : Les mesures pour calmer les 'Gilets jaunes' vont sans doute faire déraper le déficit — voici combien elles pourraient coûter

VIDEO: Des Français ont inventé un guidon connecté — il doit permettre aux cyclistes de ne plus se faire voler leur vélo