Le DG de Facebook Mark Zuckerberg au Parlement européen à Bruxelles, le 22 mai 2018. REUTERS/ReutersTV

  • Mark Zuckerberg a été auditionné par le Parlement européen.
  • Le patron de Facebook a dit qu'il était "désolé" de ne pas avoir pris la mesure de ses responsabilités.
  • Des eurodéputés avaient annoncé sur Twitter et dans la rue qu'ils seraient fermes avec Mark Zuckerberg. Cela a été le cas, même si ce fut vain.

Mark Zuckerberg était attendu de pied ferme par le législateur européen.

Mardi soir, vers 18h, le PDG et fondateur de Facebook s'est rendu au Parlement européen pour s'expliquer devant son président, Antonio Tajani, les présidents des groupes parlementaires et le président de la commission des libertés civiles, Claude Moraes. 

Les élus européens attendaient des réponses sur le scandale Cambridge Analytica, dans le cadre duquel les données de millions d'utilisateurs Facebook ont été compromises, mais aussi sur la propagation de fake news et l'ingérence étrangère lors de scrutins récents. Ils s'inquiétaient de ces dysfonctionnement alors que doit entrer en vigueur le RGPD, le nouveau règlement européen en matière de protection des données.

 

Son audition, qui devait au départ avoir lieu à huis clos, a été retransmise en direct sur internet

Retrouvez ci-dessous notre live de l'audition de Mark Zuckerberg par le Parlement européen (ordre chronologique inversé). 

Cliquez ici pour remonter au début du live.


19h50. Fin de l'audition.

En résumé: Mark Zuckerberg a exposé ses excuses au législateur européen, insisté sur sa bonne foi pour s'améliorer et rappelé que Facebook est un investisseur et employeur en Europe. 

Les députés européens, de leur côté, avaient préparé de nombreuses questions qui reflétaient les préoccupations des citoyens européens en général ou d'un certain bord politique en particulier.

Ils se sont efforcés de mettre la pression sur le patron du réseau social en public, alors que le format limitait les réponses que l'on pouvait espérer de Facebook sur de nombreux et épineux sujets. 

Merci d'avoir suivi ce live!

19h45. Mark Zuckerberg est prêt à débrancher mais se fait rattraper par le manche — en vain.

Alors que Mark Zuckerberg évoque les 15 minutes de dépassement pour préparer sa sortie, le rapporteur de la Commission des libertés civiles le relance sur sa question et celle de Guy Verhofstadt concernant le partage de données entre services de Facebook. 

Mark Zuckerberg esquive: "Vous pouvez nous envoyer toutes vos questions et nous reviendrons vers vous une par une."

Un bref débat avec le président Tajani se poursuit pour essayer d'obtenir un sursis, mais ce sera vain. Au nom du format de la réunion et d'un vol à prendre — quelqu'un a bien tenté de remettre la faute sur les grèves — la réunion est clôturée par Antonio Tajani. 

19h43. Mark Zuckerberg anticipe qu'il y aura d'autres applications qu'il faudra supprimer dans le sillage de Cambridge Analytica.

"La bonne nouvelle avec Cambridge Analytica et les changements que nous avons entrepris après 2014 est qu'il n'est plus devenu possible pour un développeur d'applications d'utiliser les données après", rappelle Mark Zuckerberg. 

Mais comme il y a eu de milliers d'applications branchées auparavant, Facebook est en train de les examiner toutes. Des milliers ont déjà été analysées et plus de 200 supprimées. 

A la question revenue régulièrement sur la "pointe de l'iceberg", Mark Zuckerberg a apporté la réponse suivante: "il y aura d'autres applications à supprimer."

19h35. "Nous payons tous les impôts exigés par la loi et nous allons continuer à investir en Europe."

Pour finir d'apaiser le législateur européen, Mark Zuckerberg aborde la question de l'argent et se défend d'évasion fiscale. "Nous payons toujours les impôts que la loi exige", enchaînant aussitôt avec les promesses d'investissement sur le continent européen en termes d'infrastructures et d'emplois.

19h31. Zuckerberg insiste sur l'utilité de l'IA pour empêcher l'ingérence pendant les élections.

Les alertes des intelligences artificielles permettent de détecter plus rapidement des contenus suspects. Il invoque aussi la transparence en matière de publicité politique pour rassurer le législateur européen sur la limitation future de l'influence étrangère dans des scrutins.

19h27. "Personne sur Facebook ne veut de fake news".

Pour régler le problème des fake news, Facebook a identifié trois catégories de contenus "problématiques", explique Mark Zuckerberg: le spam, les faux comptes et les "gens qui ont de bonnes intentions mais qui partagent de fausses nouvelles sans le savoir". Pour chacun de ces points, Facebook adopte une tactique dédiée.

19h23. Il ne reste que quelques minutes à Mark Zuckerberg pour adresser cette avalanche de questions et remarques. 

"En raison de notre histoire — j'ai démarré Facebook dans ma chambre à Harvard —, nous avons toujours compté sur nos utilisateurs pour nous signaler des choses", s'excuse le fondateur de Facebook. "Aujourd'hui, nous utilisons davantage d'intelligence artificielle pour détecter les sujets alarmants".

La ligne de défense invoquée par Mark Zuckerberg devant les élus européens est identique à l'argumentaire déroulé devant le Congrès américain.

19h15. Le président de la commission des libertés civiles, Claude Moraes, promet d'approfondir ces questions et exige des informations claires sur l'ampleur des dégâts en Europe.

Il ne reste plus que 15 minutes avant la fin de l'audition telle que planifiée par le Parlement européen et Mark Zuckerberg n'a répondu à aucune question. C'est pourquoi Claude Moraes, le président de la commission LIBE sur les libertés civiles qui intervient en avant-dernier, promet d'approfondir ces questions en commission.

"La question que l'on m'a posée est: est-ce que les applications qui ont accès aux données Facebook sont juste la pointe de l'iceberg? (...) Elle est importante c'est pourquoi je la repose", dit Claude Moraes.

"Pourquoi n'avez-vous pas informé les utilisateurs?", insiste-t-il. Et demande que l'Europe doit obtenir une information claire sur l'ampleur des dommages causés aux utilisateurs en Europe.

La dernière question revient au rapporteur de la commission des libertés civiles, qui relance Zuckerberg sur la mise en œuvre du RGPD, et notamment demande:

"Pouvez-vous me promettre qu'il n'y aura pas, à partir de vendredi, d'échange de données entre les applications Facebook et WhatsApp à des fins publicitaires?"

19h04. Le populiste britannique Nigel Farage se vante d'être "le plus important utilisateur de Facebook".

Il se compare aux autres instances politiques et invoque ses followers et leur engagement. "Je suis content de vous voir", proclame-t-il à l'intention de Mark Zuckerberg.

Le partisan du Brexit demande qui sont les "parties tierces" qui font le fact-checking et la modération sur Facebook et déclare que la plateforme n'est pas ouverte à toutes les idées.

Il est suivi de l'eurodéputé du Front National Nicolas Bay qui dénonce le fait que la page Génération Identitaire ait été fermée. "C'est inacceptable que la souveraineté privée soit en concurrence avec les Etats-nations." 

Nicolas Bay parle de "censure arbitraire" de Facebook et de quel droit des pages sont fermées. "La chasse aux fake news n'est-elle pas une nouvelle excuse pour limiter la liberté d'expression?"

19h00. Une députée met Mark Zuckerberg face à ses contradictions et l'interroge sur ses ambitions de transparence sur Facebook et la nature de son audition, qui devait initialement se tenir à huis clos.

Ce n'est qu'après les protestations de plusieurs élus et personnalités politiques européennes que le président du Parlement européen a annoncé que cette audition serait diffusées en direct sur internet — comme c'est le cas présentement.

Antonio Tajani intervient pour démentir que Mark Zuckerberg ait refusé une quelconque invitation et qu'il était d'accord pour que l'audition soit diffusée sur internet.

18h52. "Dites-vous la vérité?"

Guy Verhofstadt commence à partir à l'offensive et demande à Mark Zuckerberg s'il dit la vérité, dans la mesure où des données d'utilisateurs européens ont été captés hors Europe, alors que cela serait interdit par le RGPD.

"Je pense que nous avons un gros problème ici et il ne sera pas réglé par l'auto-régulation. Comment voulez-vous entrer dans l'Histoire? Comme un des trois géants de la tech aux côtés de Steve Jobs et Bill Gates? Ou comment le créateur d'un monstre numérique?", assène Guy Verhofstadt. 

L'homme politique belge n'a pas perdu le temps qui lui était imparti et apparaît comme un des plus offensifs jusqu'ici. 

18h50. Guy Verhofstadt se plaint des grèves à Paris pour excuser son retard.

L'ancien Premier ministre belge entame sa question par une excuse d'avoir raté une partie du discours de Mark Zuckerberg mais dit avoir été "sauvé par Facebook Live". Il aurait été empêché par les grèves à Paris

18h46. Mark Zuckerberg n'a pas le temps de répondre entre les questions. Les députés enchaînent.

Voici ce que veulent savoir les eurodéputés:

  • Serez-vous prêts pour les nouvelles règles européennes sur la protection de la vie privée?
  • Combien de faux comptes avez-vous supprimé? 
  • Est-ce que la seule façon d'éviter que Facebook collecte me données est d'éviter internet tout entier? 
  • Est-ce normal de collecter les données de non-utilisateurs de Facebook?
  • Y aura-t-il un moyen de complètement sortir du modèle publicitaire de Facebook?

18h39. Place à la première question.

La première question vient du conservateur allemand Manfred Weber — chaque député à trois minutes.

"Est-ce que Cambridge Analytica est la pointe de l'iceberg ou un cas isolé? Pouvez-vous garantir qu'il n'y aura pas d'autres cas dans les prochains mois?", demande Weber.

Il relance aussi Mark Zuckerberg sur une question posée par Kamala Harris au Congrès américain, qui demandait s'il avait personnellement décidé de ne pas informer les utilisateurs après avoir découvert la faille Cambridge Analytica pour la première fois.

Weber fait aussi le suivi pour une question de l'élu américain Lindsay Graham concernant le monopole de Facebook: "avez-vous un concurrent?"

18h37. "Nous sommes très engagés pour l'Europe".

Mark Zuckerberg rappelle que Dublin, Londres et Paris accueillent des sièges européens importants pour le groupe. Dans les pays nordiques, ce sont les serveurs qui sont hébergés.

"Nous allons continuer à investir en Europe", assure Mark Zuckerberg, avant de conclure ses remarques que vous pouvez retrouver en version originale sur Business Insider UK.

18h31. Facebook a enquêté sur des milliers d'applications et suspendu plus de 200 apps.

Mark Zuckerberg annonce que les protections mises en place dans le cadre du RGPD seront proposées "au monde entier".

Comme devant le Congrès américain en avril, Mark Zuckerberg rappelle que plus de 30.000 comptes ont été supprimés pendant l'élection française pour leur rôle dans la diffusion de fake news.

"Enfin nous rendons les publicités plus transparentes sur Facebook", ajoute-t-il.

Le patron de Facebook ne dit rien de très nouveau par rapport à ses déclarations devant le Congrès américain le mois dernier. Vous pouvez les retrouver ici.

18h27. Mark Zuckerberg déroule ses remarques liminaires et dit qu'il est désolé.

Comme attendu, le patron de Facebook rappelle le rôle joué par le "Safety Check" de son réseau social pendant les attaques terroristes de Paris, Berlin et Londres, ou encore son utilité pour des réfugiés sur le continent qui veulent rester en contact avec des proches. 

"Mais nous n'avons pas pris suffisamment toute la meure de nos responsabilités. C'était une erreur et je suis désolé", assure-t-il.

Il déroule ensuite les mesures prises depuis le scandale Cambridge Analytica.

"Si vous n'avez pas consulté une application depuis trois mois, nous coupons l'accès à vos données", rappelle-t-il et insiste sur le fait que Facebook enquête sur toutes les applications qui ont eu accès aux données du réseau avant 2014.

18h26. Le streaming sur le site du Parlement européen a des problèmes et il faut se rabattre sur le Facebook Live.

C'est assez ironique, comme ne manquent pas de le souligner certains observateurs

18h20. L'audition de Mark Zuckerberg démarre.

Dans ses propos d'introduction, Antonio Tajani souligne l'importance d'avoir des élections libres. "De nombreuses personnes ressentent les fake news comme une menace pour la démocratie", dit le président du Parlement européen.

Parmi les personnes présentes dans la réunion, on remarque Nicolas Bay, vice-président du Front national, Klaus Welle, secrétaire général du parlement européen.

18h15. Antonio Tajani, président du Parlement européen, a accueilli Mark Zuckerberg, le DG de Facebook.

REUTERS/Yves Herman

Sur Twitter, Antonio Tajani affirme avoir "dit clairement à Mark Zuckerberg que les plateformes numériques doivent garantir la protection totale de la vie privée de nos citoyens. Nous ne pouvons pas accepter l'usage illicite de données personnelles pour manipuler des élections. La démocratie ne peut pas virer à l'opération marketing." 

18h00. La presse guette l'arrivée du patron de Facebook au Parlement européen à Bruxelles.


Quinze minutes avant l'arrivée prévue de Mark Zuckerberg, des députés ont pris la pose devant le Parlement pour dire

"Nous n'avons pas besoin d'un numéro de communication. Nous voulons des réponses pour tous les citoyens européens."

17h30. Voici la salle où Mark Zuckerberg sera questionné par des eurodéputés.

D'après une image publiée sur Twitter par la correspondante de Sky News à Bruxelles, Mark Zuckerberg sera assis à gauche du président du Parlement européen Antonio Tajani. 

Des manifestants avec des masques en carton à l'effigie de Mark Zuckerberg se sont postés devant le bâtiment de la Commission européenne à Bruxelles.

Bruxelles, 22 mai 2018. REUTERS/Francois Lenoir

17h15. Nigel Farage roule des mécaniques.

Le député populiste britannique Nigel Farage y va de son message et promet sur Twitter de mettre Mark Zuckerberg face à ses responsabilités en matière de "parti pris sur Facebook."


Les députés britanniques sont particulièrement attentifs à l'audition de Mark Zuckerberg car ils l'ont convoqué jusqu'ici sans succès.  

16h50. Des eurodéputés promettent de passer Zuckerberg 'sur le gril'.

"Il va rentrer dans ce bâtiment et ce soir et nous allons le passer sur le gril", a annoncé sur Twitter — image élogquente à l'appui — le groupe d'eurodéputés d'extrême gauche GUE/NGL, dans lequel figurent des membres de Syriza, Podemos ou du Front de gauche. 

D'autres élus, comme le conservateur Syed Kamall, le libéral Guy Verhofstadt ou le groupe des sociaux-démocrates, ont promis de demander à Mark Zuckerberg de rendre des comptes et de répondre aux questions que leur ont envoyé leurs administrés. 

16h30. Voici le programme de la soirée

Bienvenue sur notre live de l'audition de Mark Zuckerberg au Parlement européen. Voici le programme annoncé par le Parlement européen

  • 18h: le président du Parlement européen Antonio Tajani va recevoir Mark Zuckerberg avant la Conférence des présidents de groupe.
  • 18h20: début de l'audition de Mark Zuckerberg devant les présidents des groupes parlementaires, le président de la commission des libertés civiles, Claude Moraes, ainsi que le rapporteur de cette même commission.
  • 19h30: conférence de presse d'Antonio Tajani qui racontera comment s'est passée leur rencontre.

Si vous voulez regarder la conférence en direct, vous pouvez aller sur le site du Parlement européen, ici ou sur le Facebook Live.

Vous avez apprécié cet article ? Likez Business Insider France sur Facebook !

Lire aussi : Le contrecoup qui n'est jamais venu: De nouvelles données montrent que les gens ont augmenté leur usage de Facebook après l'affaire Cambridge Analytica

VIDEO: Un survivant de la Shoah âgé de 92 ans donne ses secrets de longévité et de bonheur