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En Russie, se connecter à Internet grâce à Starlink d'Elon Musk pourrait être passible d'une amende

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En Russie, se connecter à Internet grâce à Starlink d'Elon Musk pourrait être passible d'une amende
Elon Musk, le propriétaire de SpaceX et PDG de Tesla. © HANNIBAL HANSCHKE/POOL/AFP via Getty Images
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Le gouvernement russe pourrait infliger des amendes à des personnes ou à des entreprises pour avoir utilisé la connexion Internet de Starlink développée par la société américaine SpaceX, selon des articles publiés par des médias locaux. La nouvelle loi, proposée par l'organe législatif russe, la Douma, vise à empêcher les citoyens d'accéder à Internet via l'un des centaines de satellites d'Elon Musk.

Les utilisateurs ordinaires pourraient devoir payer entre 10 000 et 30 000 roubles (entre 110 et 330 euros environ), tandis que les entreprises pourraient devoir payer jusqu'à un million de roubles (soit près de 10 900 euros) si elles se servent du service Internet par satellite occidental, selon le magazine Popular Mechanics. En réponse à un article sur le sujet, Elon Musk a tweeté : "Nous essayons juste d'amener les gens sur Mars. De l'aide serait grandement appréciée".

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Après avoir lancé un nombre record de 143 satellites en orbite dimanche 24 janvier dernier, SpaceX se rapproche lentement de son objectif de placer jusqu'à 42 000 satellites Starlink tout autour de la Terre pour fournir une connexion Internet haut débit.

Jusqu'à présent, la société spatiale a envoyé 944 satellites en fonctionnement dans l'espace à l'aide de ses fusées réutilisables Falcon 9.

Cette prise de contrôle du ciel constitue une menace pour les régimes autoritaires comme la Russie. John Byrne, directeur des services spécialisé dans les technologies de télécommunication chez GlobalData, a déclaré à Insider qu'il est difficile pour la Russie de pénaliser le fournisseur d'accès à Internet, mais "il est plus facile d'infliger une amende, ou du moins de menacer d'en infliger une, à ses propres citoyens".

La Russie a en projet de développer sa propre constellation de satellites Internet

John Byrne a déclaré qu'un gouvernement est en mesure de contrôler les droits d'exploitation d'un service internet cellulaire, ajoutant que si la Chine demandait à ses opérateurs de réseau d'interdire l'accès à certains sites par telle connexion internet, ce serait facile.

"Le satellite est susceptible de changer la donne, car le gouvernement ne contrôle pas l'espace, en conséquence, le gouvernement a beaucoup plus de mal à réglementer les contenus accessibles par satellite", a-t-il déclaré.

Cela dit, les gouvernements ont le droit de réglementer l'espace vertical, par exemple lorsque les avions voyagent dans leur espace aérien désigné.

Les satellites de Starlink se trouvent en orbite terrestre basse (OTB), ils fonctionnent à une altitude beaucoup plus basse que les satellites traditionnels mais beaucoup plus élevée que le service cellulaire. Dans cette optique, la question est de savoir s'ils seront considérés comme faisant partie de la zone contrôlée par les gouvernements ou non, a déclaré John Byrne.

La Russie a en projet de développer sa propre constellation de satellites Internet appelée Sfera, qui pourrait être lancée en 2024, a rapporté IntelliNews en novembre. Le projet, qui devrait coûter 1,5 trillion de roubles (plus de 16 milliards d'euros), permettrait probablement au pays de continuer à surveiller le trafic internet national, a déclaré John Byrne.

Selon John Byrne, si les citoyens russes utilisent la constellation de satellites d'Elon Musk, cela pourrait empêcher le gouvernement de surveiller leur trafic Internet comme il le fait avec le service cellulaire. Il a ajouté que cela pourrait en fin de compte accroître les tensions entre les États-Unis et la Russie.

Version originale : Kate Duffy/Business Insider.

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