BNP Paribas

BNP Paribas, accusée en juin 2017 de complicité de crimes de guerre. Wikimedia Commons/Tangopaso

Le parquet de Paris vient d'annoncer ce 25 septembre 2017 l'ouverture, le 22 août dernier, d'une enquête judiciaire à l'encontre de BNP Paribas et contre X pour complicité de génocide et de crimes contre l'humanité au Rwanda.

Pour rappel, l'association de défense des victimes économiques Sherpa, le Collectif des parties civiles pour le Rwanda et l'association Ibuka avaient porté plainte en juin dernier contre la banque française pour "complicité de génocides, crimes contre l'humanité et crimes de guerre".

Les charges de "complicité de crimes de guerre" n'ont pas été retenues par le parquet de Paris.

Ce qui est reproché à la banque française: son implication dans le financement d'un achat d'armes s'élevant à 1,3 million de dollars, malgré l'embargo des ventes d'armes décrété par l'ONU en 1994.

Les armes auraient été achetées par un trafiquant d'armes sud-africain, avant de transiter via la République démocratique du Congo (ex-Zaïre à l'époque), et d'être redistribuées à des miliciens d'ethnie hutu.

Une porte-parole de BNP Paribas, interrogée par Reuters a minimisé cette nouvelle étape:

"Il s'agit simplement de la suite mécanique et obligatoire de la procédure dans le cadre d'un dépôt de plainte de ce type. Cela ne constitue en aucun cas un développement nouveau", a-t-elle précisé. "La banque n'a été informée que par voie médiatique de cette plainte, dont elle ne connaît pas la substance".

Selon une source proche du dossier, citée par Reuters, le juge Alexandre Baillon, associé au pôle crimes contre l'humanité dirige cette affaire.

Vous avez apprécié cet article ? Likez Business Insider France sur Facebook !

Lire aussi : Des associations portent plainte contre BNP Paribas pour complicité de génocide — la banque est mêlée à un achat d'armes illégal au Rwanda

VIDEO: Vous devez certainement mal servir la bière depuis toujours — voici comment faire