L'Europe demande à ArianeGroup si une mission lunaire est possible d'ici 2025 pour extraire des ressources indispensables à l'exploration spatiale

NASA

La Chine n'est pas la seule à s'intéresser à la Lune. L'Europe aussi.

L'Agence spatiale européenne (ESA) a demandé à ArianeGroup une étude préliminaire pour une mission capable de déposer d'ici 2025 un atterrisseur automatique sur notre satellite naturel, rapporte le site Air & Cosmos lundi 21 janvier 2019.

Ainsi, le groupe spatial a annoncé avoir signé un contrat inédit avec l'ESA, dont le montant ni les détails n'ont été révélés.

Cette étude préliminaire devra estimer la faisabilité du projet et évaluer son coût, sans calendrier précis, précise Air & Cosmos. 

L'objectif principal de la mission lunaire envisagée par l'Europe serait l'exploitation de matières premières sur place, comme l'explique un rapport de deux parlementaires cité par Air & Cosmos :

Cette mission aurait pour but "l'exploitation du régolite, un minerai duquel il est possible d'extraire eau et oxygène, permettant ainsi d'envisager une présence humaine autonome sur la Lune ; et aussi de produire le carburant nécessaire à des missions d'exploration plus lointaine." Sans oublier que "la Lune regorge par exemple d'Helium 3 indispensable aux technologies de fusion thermonucléaire".

Le rapport ajoute : 

"S'il est probable que, dans un premier temps, ces ressources soient d'abord exploitées depuis l'espace pour alimenter des satellites et des véhicules spatiaux, leur retour sur Terre viendra tôt ou tard. De ce point de vue, il est indispensable que la France ne se mette pas en retard, l'accès aux ressources étant sur Terre comme dans l'espace un enjeu de puissance économique mais aussi rapidement, pour leur sécurisation, de puissance militaire."

Selon une récente étude du cabinet PwC, l'exploitation de minerais célestes pourrait générer entre 73 et 170 milliards d'euros de chiffre d'affaires dans le monde d'ici à 2045 et créer au passage entre 845 000 et 1,8 million d'emplois à temps plein.

En Europe, le Luxembourg est précurseur dans le domaine, puisqu'il a adopté une loi spatiale permettant aux sociétés spécialisées dans l'exploration et l'extraction de minerais célestes de conserver la propriété de leurs trouvailles.

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