La cérémonie du Guide Michelin 2018 a eu lieu ce lundi 5 février 2018 à la Seine Musicale à Boulogne-Billancourt près de Paris. REUTERS/Gonzalo Fuentes

Après un hommage rendu au père de la gastronomie française moderne Paul Bocuse, décédé le 20 janvier dernier, le guide Michelin a dévoilé ce lundi 5 février son palmarès 2018.

Au total, 621 chefs ont été primés dans toute la France, soit cinq de plus que lors de la précédente édition, et 19 restaurants ont perdu leur étoile.

Pour la première fois dans l'histoire du Michelin, cette édition est marrainée par la cheffe étoilée Anne-Sophie Pic, car comme l'a expliqué lors de la cérémonie de remise Michael Ellis, le directeur des guides Michelin, l'obtention d'une première étoile dans la vie d'un chef ou d'un restaurant peut être bouleversante. 

Marc Veyrat, chef de la Maison des Bois à Manigod (Haute-Savoie), décroche pour la troisième fois 3 étoiles au guide Michelin, tandis que son confrère Christophe Bacquié, qui dirige les cuisines de l'hôtel du Castellet (Var), obtient pour la 1ère fois cette récompense suprême.

Voici les 50 nouveaux chefs ayant reçu 1 étoile au guide Michelin 2018.

En commençant par le Nord-Ouest: 

  • Jean-Sébastien Monné, chef de l'Auberge de Bagatelle (Le Mans),
  • Christophe Le Fur, chef de l'Auberge Grand Maison (Mûr-de-Bretagne),
  • Charles et Mi-Ra Kim Huillant, chefs de L'Essentiel (Deauville),
  • Julien Lemarié, chef d'Ima (Rennes),
  • Nicolas Durif, chef de L'Hysope (La Rochelle),
  • Michael Marion, chef d'Intuition (Saint-Lô),
  • Anthony Lumet, chef du Pousse-Pied (Tranche-sur-Mer).

Puis, dans le Nord-Est: 

  • Jérôme Feck, chef de L'Angleterre (Châlons-en-Champagne),
  • Takashi Kinoshita, chef du Château de Courban (Courban),
  • Cédric Deckert, chef de La Merise (Laubach),
  • Abdelkader Belfatmi, chef du Marcq (Marcq-en-Barœul),
  • Sébastien Chambru, chef de L'O des Vignes (Fuissé),
  • Patrick Fréchin, chef de Transparence, "La Table de Patrick Fréchin" (Nancy).

En Ile-de-France qui compte le plus de nouveaux étoilés cette année

  • Andreas Mavrommatis, chef de Mavrommatis (Paris 5e),
  • Massimo Mori, chef d'Emporio Armani Caffè (Paris 6e),
  • Antonin Bonnet, chef du Quinsou (Paris 6e),
  • Maxime Laurenson, chef de Loiseau Rive Gauche (Paris 7e),
  • Ryunosuke Naito, chef de Pertinence (Paris 7e),
  • Andreas Møller, chef de Copenhague (Paris 8e),
  • Christopher Hache, chef de L'Ecrin (Paris 8e),
  • Inaki Aizpitarte, chef du Chateaubriand (Paris 11e),
  • Bruno Verjus, chef de la Table (Paris 12e),
  • Takayuki Nameura, chef de la Montée (Paris 14e),
  • Alan Geaam, chef d'Alan Geaam (Paris 16e),
  • Noam Gedalof, chef de Comice (Paris 16e),
  • Keisuke Yamagishi, chef d'Etude (Paris 16e),
  • Laurent Magnin, chef de L'Arcane (Paris 18e),
  • Ken Kawasaki, chef de Ken Kawasaki (Paris 18e),
  • Jean Chauvel, chef de Jean Chauvel (Boulogne-Billancourt, 92),
  • Franck Charpentier, chef du Quincangrogne (Dampmart, 77),
  • Julien Razemon, chef du Domaine de la Corniche (Rolleboise, 78).

Dans le Sud-Ouest:

  • Tanguy Laviale, chef de Garopapilles (Bordeaux),
  • Philippe Etchebest, chef du Quatrième Mur (Bordeaux),
  • Jérôme Ryon, chef du Barbacane (Carcassonne),
  • Erwan Houssin, chef du Grand Cap (Leucate),
  • Gilles Dudognon, chef de la Chapelle St-Martin (Limoges),
  • Renaud Darmanin, chef de l'Auberge de la Tour (Marcolès),
  • Julien Lefebvre, chef du Château de Cordeillan-Bages (Pauillac),
  • Christophe Schmitt chef de L'Almandin (St-Cyprien),
  • Guillaume Momboisse, chef de SEPT (Toulouse),
  • Nicolas Thomas, chef de La Promenade (Verfeil),
  • Michel Vico, chef du Jasmin (Villeneuve-sur-Lot).

Dans le Sud-Est:

  • Gérald Passedat, chef de Louison (Aix-en-Provence), 
  • Matthieu Dupuis Baumal, chef de la Table de Manville (Baux-de-Provence),
  • Romain Hubert, chef de L'Émulsion (Bourgoin-Jallieu),
  • Patrice Vander, chef des Fresques (Évian);
  • Dorian Van Bronkhorst, chef de L'Atelier Yssoirien (Issoire),
  • Nikolaz Le Cheviller, chef d'U Santa Marina (Porto-Vecchio, Corse),
  • Mathieu Pacaud, chef de La Table de la Ferme (Sartène, Corse), 
  • Christophe Martin, chef de Lou Cigalon-Maison Martin (Valbonne).

Les étoiles décernées par le guide Michelin représentent une aubaine pour les caisses d'un restaurant. Interrogée par Business Insider France sur l'impact de sa première étoile Michelin en 2017, la cheffe Fanny Rey avait utilisé l'image du "tsunami", en raison de l'augmentation de 40% de la fréquentation de son restaurant ainsi que la diversification de sa clientèle, devenue plus internationale. 

Le président de l'association française des maîtres-restaurateurs Francis Attrazic avait estimé l'an dernier que dans l'ensemble, le chiffre d'affaires d'un restaurant étoilé grimpe d'environ 30%, peut-on lire chez nos confrères belges de La Libre.

Malgré cela, le chef Sébastien Bras, à la tête des cuisines du restaurant 3 étoiles Le Suquet à Laguiole (Aveyron), a décidé en septembre dernier de se retirer de la course pour échapper "à cette pression au quotidien que l'on a, puisque les attentes sont énormes" à l'égard des restaurants étoilés. 

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