Google a révélé les résultats de son étude sur l'équité salariale sur l'année 2018 et l'un des points qui en ressort est surprenant, selon Business Insider : davantage d'ingénieurs hommes que de femmes ont été sous-payés en 2018. Un résultat inattendu étant donné les antécédents de femmes sous-payées au sein de l'entreprise tech. Mais ce résultat pourrait en réalité donner une fausse impression selon les critiques. En effet, l'étude n'a pas examiné si les femmes étaient recrutées à un niveau de rémunération inférieur à celui des hommes avec des qualifications similaires.

Joelle Emerson, directrice générale de Paradigm, un cabinet qui conseille les entreprises sur les stratégies pour accroître la diversité, a déclaré à Business Insider que Google semblait faire progresser un "sens de l'égalité imparfait et incomplet" en s'assurant que les hommes et les femmes reçoivent des salaires similaires pour un travail similaire. Mais "égalité" n'est pas équivalent à "équité", ce qui impliquerait d'examiner les obstacles auxquels les femmes sont confrontées en tant qu'ingénieures, le fameux plafond de verre.

Une ex-ingénieure de Google, Kelly Ellis fait partie de celles qui ont porté plainte contre leur ex-employeur pour discrimination sexuelle. Dans sa plainte, elle raconte que Google l'avait embauchée en 2010 en tant qu'employée de niveau 3 — la catégorie des nouveaux ingénieurs en logiciel fraîchement diplômés d'université — malgré le fait qu'elle avait déjà cumulé quatre ans d'expérience professionnelle. Un autre ingénieur de sexe masculin, également diplômé de l'université quatre ans plus tôt, a été embauché dans l'équipe de Kelly Ellis en tant qu'employé de niveau 4, soit un grade au-dessus. Il recevait donc un salaire plus élevé et avait plus de possibilités d'obtenir des primes, des augmentations de salaire que Kelly Ellis, qui avait pourtant le même niveau de qualification. 

Voici comment Google définit le salaire d'un employé : le géant tech a un algorithme utilisant des facteurs tels que la performance, la localisation et l'emploi. Ensuite, sont pris en compte des facteurs subjectifs : l'employé a-t-il/elle un avenir solide au sein de l'entreprise ? Est-il/elle rémunéré-e au même titre que ses pairs qui font des contributions similaires ?

Dans le cadre de son étude sur les rémunérations, 10 677 employés de Google ont vu leur salaire ajusté, dont une majorité d'hommes, rapporte le New York Times.

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