Bruxelles vient d'adresser un ultimatum à Google et Facebook pour lutter contre les 'fake news'

Les problèmes de la désinformation sur les réseaux sociaux est mondial. Ici une campagne contre la diffusion de fake news à Kuala Lumpur en Malaisie. REUTERS/Stringer

Les géants de la technologie comme Facebook ou Google doivent redoubler d'efforts dans les prochains mois pour lutter contre la propagation de fausses nouvelles sur internet, faute de quoi l'Union européenne pourrait intervenir et imposer des mesures réglementaires.

La Commission européenne a annoncé jeudi qu'elle allait adresser d'ici juillet aux 28 Etats membres de l'UE un code de bonne conduite pour lutter contre la désinformation.

Après le scandale Cambridge Analytica impliquant Facebook , des craintes sont apparues sur des tentatives de manipulation et de diffusion de "fake news" qui pourraient influer sur les élections européennes de 2019.

"Les plates-formes (en ligne) ont jusqu'ici été incapables de répondre proportionnellement (à la menace)", écrit la Commission qui les appelle donc "à redoubler d'efforts pour lutter contre la désinformation en ligne".

"Nous attendons des résultats visibles et mesurables en octobre. Ensuite, nous nous réservons le droit de décider en décembre d'éventuelles mesures supplémentaires", a déclaré lors d'une conférence de presse à Bruxelles la commissaire européenne à l'Economie numérique, Mariya Gabriel.

Le CCIA (Computer and Communications Industry Association) a mis en garde la Commission contre toute précipitation, jugeant trop court ce délai fixé à octobre.

La Commission propose par ailleurs la création d'un réseau indépendant de "vérificateurs" d'informations.

Pour Julian King, commissaire européen à la sécurité, ces mesures n'ont rien à voir avec une quelconque volonté de censure. "Il ne s'agit pas de s'en prendre au journalisme engagé, à la liberté d'expression, à la liberté de dire son désaccord, ni à la liberté, parfois, d'être un peu désagréable", a-t-il assuré.

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