L'extrême pauvreté est tombée à son plus bas niveau dans le monde — mais il faut quand même s'inquiéter

Afrique du Sud, 29 mai 2018. REUTERS/Mike Hutchings

L'extrême pauvreté recule dans le monde. Moins de 736 millions de personnes vivent avec moins de 1,90 dollar en 2015, selon les derniers chiffres dévoilés par la Banque mondiale, contre 804 millions en 2013 et 1,9 milliard en 1990. Le taux de pauvreté s'établit ainsi à 10% de la population mondiale en 2015, contre 36% en 1990.

Cette tendance est encourageante. "Mais le rythme de la baisse des taux de pauvreté ralentit et fait craindre des difficultés pour atteindre l'objectif de mettre fin à la pauvreté d’ici 2030", souligne l'institution financière internationale. 

Entre 1990 et 2015, le taux d'extrême pauvreté a diminué en moyenne d'un point par an, quand il n'a baissé que d'un point en deux ans, entre 2013 et 2015.

Pire, les évolutions sont très inégales d'une région à une autre et la situation s'aggrave dans certaines, notamment en Afrique subsaharienne. Dans cette partie du monde, le nombre de personnes touchées par l'extrême pauvreté a augmenté de 8,2 millions d'individus depuis 2013 et ce très faible niveau de vie concerne au total 413,3 millions d'Africains en 2015, contre 278 millions en 1990.

Capture d'écran sur le site de la Banque mondiale

L'Afrique subsaharienne concentre ainsi 41,1% des pauvres à travers le monde. Signe que l'écart se creuse entre cette région et le reste du monde, elle pourrait rassembler 90% des personnes vivant dans l'extrême pauvreté en 2050, selon les projections de la Banque mondiale.

"Si nous voulons mettre fin à la pauvreté d'ici 2030, il nous faut accroître massivement les investissements, en particulier dans le développement du capital humain, afin de favoriser la croissance inclusive indispensable pour aider ceux qui vivent encore dans le dénuement", estime dans un communiqué le président de la Banque mondiale, Jim Yong Kim.

L'autre zone géographique qui affiche une situation préoccupante est celle regroupant le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord. Le nombre de pauvres s'y est accru entre 2013 et 2015, passant de 9,5 millions personnes à 18,6 millions.

Les conflits et les guerres sont l'une des principales raisons de cette évolution. Plus globalement, le ralentissement du recul de la pauvreté dans le monde est notamment liée à la chute des prix des produits de base, note la Banque mondiale.

A l'opposé de l'Afrique et du Moyen-Orient, l'Europe et l’Asie centrale et de l'Est ont vu leur taux d'extrême pauvreté passer sous la barre des 3% en 2015.

Capture d'écran sur le site de la Banque mondiale

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  1. Ll

    Donc les personnes qui vivent très bien sans argent en mangeant leurs légumes font partie de l'extrême pauvreté? Pénible cette manière de tout ramener au capitalisme. Dans ce cas pauvre signifie "qui vit en dehors du système financier" et non pas "qui meurt de faim". Bref, ces chiffres sont inutiles...

    • Daniel FERRAND

      le 1° % avait exclu ces personnes
      le 2° % les avait exclu aussi
      Le raisonnement est fait donc sur les autres
      vous ne deviez pas être très fort en math je pense

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