Facebook a des difficultés à recruter suite aux scandales en cascade

REUTERS/Dado Ruvic

Il y a quelques années, le géant des réseaux sociaux était considéré comme le meilleur lieu de travail des États-Unis. Aujourd'hui, Facebook reçoit de plus en plus de refus des candidats au recrutement, selon un article de CNBC. Depuis plus d'un an, l'entreprise de Mark Zuckerberg connait des scandales à répétition, dont l'affaire retentissante des données Cambridge Analytica. Selon les anciens recruteurs interrogés par CNBC, Facebook aurait ainsi perdu son attractivité. Recruter de nouveaux talents deviendrait de plus en plus difficile pour le réseau social.

Pour innover et améliorer ses produits, le géant de la Silicon Valley a besoin de cerveaux. Chaque année, l'entreprise recruterait des milliers de nouveaux employés. Or les jeunes diplômés des meilleures universités américaines, comme Carnegie Mellon ou Stanford, sont de moins en moins intéressés par une carrière dans l'entreprise. Le taux d'acceptation à des postes à temps plein de la part des étudiants est passé de 85% pendant l'année scolaire 2017-2018 à entre 35 et 55% en décembre dernier, selon des anciens recruteurs de Facebook. Même constat pour les ingénieurs informatiques qui sont 50% à accepter les offres fin 2019, contre 90% en 2016.

Une compétition féroce chez les géants de la tech

En mars 2018, le réseau social était accusé d'avoir favorisé la campagne de Donald Trump et celle pour le Brexit au Royaume-Uni, en fournissant les données de 87 millions d'utilisateurs à la société britannique Cambridge Analytica. Diffusion de fausses informations, stock de mots de passe de 200 millions d'utilisateurs, utilisation des messages privés, failles de sécurité, rôle dans la propagation de discours haineux en Birmanie contre les Rohingya... L'année 2018 a été riche en scandales pour Facebook. Et ces affaires à répétition dissuadent les candidats potentiels et mine le moral des employés, selon les ex-recruteurs de Facebook.

Le réseau à 1,5 milliard d'utilisateurs dans le monde fait face à une compétition féroce de la part d'autres géants de la tech ou de startups prometteuses. Chez Google, Amazon ou Apple, les jeunes talents aspirent aux mêmes positions avec les mêmes salaires, mais beaucoup moins de scandales. Pour la communication de Facebook, l'entreprise n'a rien perdu de son attractivité. Son porte-parole, Anthony Harrison, réfute les chiffres avancés par les anciens recruteurs auprès de CNBC et affirme que le nombre d'employés a augmenté de 36% depuis le premier trimestre 2018.

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