Mark Zuckerberg a réuni 2 proches dans une chambre d'hôtel pour décider s'il fallait introduire Facebook en Bourse en 2012

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Mark Zuckerberg, le patron de Facebook, le jour de l'introduction en Bourse. YouTube

Les dirigeants de Facebook ont failli renoncer à l'introduction en Bourse du réseau social en 2012, révèle ce jeudi 10 août le Financial Times

C'est finalement en se réunissant dans une chambre d'hôtel que Mark Zuckerberg, cofondateur et DG, Sheryl Sandberg, directrice opérationnelle, et David Ebersmann, directeur financier, ont décidé d'aller jusqu'au bout.

Dans un SMS à sa compagne, Priscilla Chan, Mark Zuckerberg aurait annoncé: "IPO is on" ("C'est parti pour l'introduction en Bourse"), détaille le site finanzen.nl.

Ces informations ressortent d'un procès en action collective intenté par des investisseurs américains (dont des fonds de pension) qui estiment ne pas avoir été clairement informés des menaces qui pesaient sur le chiffre d'affaires de Facebook en 2012.

Au cœur du problème, une fois encore, la faiblesse de Facebook sur le mobile au moment de son IPO, qui arrivait pourtant quelques semaines après l'acquisition surprise d'Instagram pour 1 milliard de dollars.

Au printemps 2012, peu de temps avant la rocambolesque introduction en Bourse de Facebook, le réseau social avait ainsi révisé ses prévisions de chiffre d'affaires annuel à la baisse —à 5,2 milliards de dollars contre 6,6 milliards envisagés en décembre 2011.

Une prudence justifiée par l'incertitude qui pesait alors sur le chiffre d'affaires mobile de Facebook. Même les dirigeants de Facebook n'étaient, semble-t-il, pas sûrs de réussir à comprendre la mutation des usages et à prendre le virage du mobile.

"Tout va très mal ici. Nos prévisions de chiffre d'affaires ont tellement diminué que nous pensons que nous irons en Bourse à moins de 50 milliards de dollars si ça continue", aurait dit Mark Zuckerberg dans un SMS à sa compagne, selon un avocat des plaignants. 

Facebook sera finalement introduit en Bourse en mai 2012 sur une valorisation de 100 milliards de dollars.

Les investisseurs étaient alors nombreux à considérer que la valorisation de Facebook était trop élevée, notamment vu la faiblesse des revenus générés sur mobile. Un an plus tard, Facebook leur donnera tort de manière spectaculaire, en annonçant tirer 50% de son chiffre d'affaires du mobile

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  1. Baillergeau Maurice-Alain

    Je ne veux plus être sur Facebook
    J'ai mesuré la nuisance de de cette entreprise qui permet à n'importe qui de se mettre à l'égal des meilleurs, tout en ne connaissant pas le sujet dont il traite.
    L'impact sur les élections est énorme et chacun fait semblant de ne pas voir.
    Sans contrôle interétatique de ce type d'entreprise nous allons à une guerre mondiale, en Corée, au Pakistan ou ailleurs !

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