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Facebook demande à ses utilisateurs d'autoriser le traçage publicitaire pour contrer Apple

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Facebook demande à ses utilisateurs d'autoriser le traçage publicitaire pour contrer Apple
Facebook teste l'envoi de ce message auprès de ses utilisateurs, pour obtenir leur consentement sur la collecte de leurs données à des fins publicitaires. © Facebook

La guerre sur la publicité ciblée continue entre les deux géants de la tech. Alors qu'Apple requiert plus de transparence de la part des applications sur son App Store envers les utilisateurs, Facebook a fait part lundi 1er février de sa dernière tactique pour tenter de contrer Apple sur l'épineuse question de la collecte des données personnelles : le réseau social va diffuser ses propres informations à ses utilisateurs à côté de celles du fabricant de l'iPhone.

"Pour aider les gens à prendre une décision plus informée (accepter ou non d'être pisté à des fins de ciblage publicitaire, ndlr), nous montrons aussi notre propre notification, à côté de celle d'Apple, qui ne fournit aucun contexte sur les bénéfices des pubs personnalisées", a indiqué dans un communiqué Dan Levy, le vice-président du groupe en charge des produits publicitaires. La dernière mise à jour du système d'exploitation mobile iOS d'Apple, prévue pour cette année, va obliger les éditeurs d'applications à demander aux usagers leur permission pour les suivre à la trace.

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Depuis, Facebook ne décolère pas, car cette mesure va limiter sa capacité à cibler efficacement les consommateurs avec des annonces personnalisées sur les smartphones et sur le web.

C'est le cœur de son modèle économique et de celui de nombreux éditeurs d'applications : leurs services sont gratuits, mais ils se rémunèrent grâce à la vente d'espaces publicitaires ciblés (et anonymisés).

La nouvelle fenêtre de consentement d'Apple "suggère qu'il faut choisir entre la publicité personnalisée et la confidentialité des données, alors qu'en réalité nous pouvons fournir les deux et nous le faisons déjà", insiste Dan Levy.

Facebook accuse Apple d'utiliser sa position dominante

"Si vous acceptez la requête de Facebook et d'Instagram, les pubs que vous voyez sur ces applis ne vont pas changer. Si vous refusez, vous verrez quand même des pubs, mais elles vous correspondront moins. Donner son consentement ne conduit pas Facebook à collecter de nouveaux types de données", détaille-t-il.

Un porte-parole d'Apple a souligné lundi que la marque à la pomme avait déjà invité les éditeurs à expliquer eux-mêmes, dans la fenêtre de consentement, pourquoi ils souhaitent récolter les données.

Mais de nombreux développeurs craignent que l'écrasante majorité des utilisateurs de smartphones et tablettes Apple ne refusent que leurs informations soient collectées et exploitées de cette façon.

Facebook a fait de la défense des PME une partie conséquente de son argumentaire contre son voisin californien. "Nos études montrent que sans les pubs personnalisées alimentées par leurs propres données, les petites entreprises pourraient voir leurs recettes publicitaires sur leur site web diminuer de 60%", indiquait le groupe en décembre.

Apple "utilise sa position de plateforme dominante pour (...) privilégier leurs applications au détriment de la croissance de millions de sociétés dans le monde", s'est emporté Mark Zuckerberg, le patron de Facebook, lors de la présentation des résultats trimestriels mercredi dernier.

"Si une société est fondée sur la capacité à tromper les utilisateurs, sur l'exploitation des données, sur des choix qui n'en sont pas, elle ne mérite pas nos éloges. Elle mérite notre mépris", a rétorqué Tim Cook, le dirigeant d'Apple, lors d'une conférence jeudi à Bruxelles sur la confidentialité des données. La tension est palpable entre les deux patrons de la tech, à tel point que Mark Zuckerberg voit désormais Apple comme le plus grand rival de Facebook.

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