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Facebook développe un casque permettant d'écrire avec la pensée pour les personnes handicapées

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Facebook développe un casque permettant d'écrire avec la pensée pour les personnes handicapées
L'appareil retient le schéma de neurone créé avant de produire un mot par le cerveau. © Facebook Reality Labs
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On n'est pas loin d'une scène tirée des X-Men. Un partenariat de recherche entre Facebook et le Chang Lab de l'université de Californie à San Francisco a permis à une personne de rédiger une phrase avec la pensée sur un ordinateur, selon une publication parue jeudi 15 juillet dans le New England Journal of Medicine.

D'après le média américain The Verge, ce prototype de casque, baptisé Steno, vise à trouver des solutions pour les personnes handicapées en traduisant leur activité cérébrale. Le premier testeur en question est un homme souffrant d'anarthrie (perte de la capacité d'articuler) depuis 16 ans suite à un AVC. Le laboratoire a implanté un réseau de multi-électrode à haute densité sur la zone du cortex qui contrôle la parole. L'individu a ensuite passé 22 heures, réparties sur plus d'un an de séances, à entrainer le système informatique à reconnaitre des schémas neuronals spécifiques.

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15 mots rédigés par minute

Pendant plusieurs sessions, il a tenté de prononcer des mots isolés à partir d'un vocabulaire de 50 termes. La seconde étape consistait ensuite à produire des phrases complètes en utilisant les mots appris, qui comprenaient des verbes et des pronoms de base – comme "je" – ainsi que des noms utiles spécifiques – comme "lunettes" et "ordinateur" – et des commandes comme "oui" et "non".

Cette formation a permis finalement de créer un modèle linguistique capable de réagir lorsque l'homme pensait à certains mots, même s'il ne pouvait pas les prononcer. Les chercheurs ont affiné le système en intégrant une fonctionnalité de probabilité similaire au clavier prédictif du smartphone. Ils ont indiqué que lors des essais finaux, le casque pouvait décoder un taux médian de 15,2 mots par minute, en comptant les erreurs, ou de 12,5 mots par minute en ne comptant que les mots correctement décodés.

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Un bracelet plutôt qu'un casque

Parallèlement à cette publication, Facebook a clairement indiqué dans un communiqué que l'entreprise renonçait à l'idée d'un dispositif commercial de lecture du cerveau monté sur la tête. Le groupe indique qu'il prévoit plutôt de divulguer l'ensemble des études et des recherches en open source, c'est-à-dire à disposition de tout le monde.

Facebook précise en revanche qu'il continue le développement de son bracelet intelligent qui devrait être relié à des lunettes d'intelligence artificielle. Pour piloter un objet virtuel avec les lunettes, il suffira d'un léger mouvement du doigt de la main portant l'appareil.

Des chercheurs américains (Second Sight) et russes (Sensortech) se sont aussi penchés sur les réseaux de neurones en développant chacun un implant qui permet aux personnes aveugles de discerner des formes et des contours. Ce bandeau "électronique" envoie des flashs de lumière au cerveau pour distinguer les objet autour d'eux. Malgré le caractère effrayant de ces technologies, les résultats de ces recherches seraient d'abord une révolution pour les personnes handicapées.

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