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Facebook estime que ce sont des spammeurs et non des agents étrangers qui sont à l'origine du plus grand piratage de son histoire

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Facebook estime que ce sont des spammeurs et non des agents étrangers qui sont à l'origine du plus grand piratage de son histoire
© Le cofondateur, président and PDG de Facebook Mark Zuckerberg Chip Somodevilla/Getty Images
  • Facebook est finalement arrivé à la conclusion que ce sont des spammeurs se faisant passer pour une entreprise de marketing numérique qui sont responsables du plus gros piratage de l'histoire de l'entreprise, selon un article paru dans le Wall Street Journal.
  • Des sources anonymes ont déclaré au Wall Street Journal que la société ne croyait pas à l'implication d'un quelconque Etat.
  • Le pirate informatique a volé les données personnelles de plus de 29 millions d'utilisateurs.

Facebook estime que ce sont des spammeurs, et non un État, qui sont responsables de son dernier piratage dévastateur qui a dérobé les données personnelles de 29 millions d'utilisateurs, selon un article publié le 17 octobre dans le Wall Street Journal.

L'article, qui cite des sources anonymes, indique que Facebook est "temporairement" arrivé à la conclusion que les pirates étaient des spammeurs qui se faisaient passer pour une entreprise de marketing numérique.

Le piratage, que Facebook a révélé pour la première fois en septembre, est le plus important que le réseau social a pu subir. Les pirates ont exploité les failles du code informatique de Facebook pour mettre la main sur des "tokens d'accès"—qui sont en fait des clés numériques leur donnant un accès complet aux comptes des utilisateurs—puis ont jeté les données des utilisateurs.

Parmi les données des utilisateurs volées par les pirates figuraient les dates de naissance, les numéros de téléphone, l'historique des recherches et même les lieux récents où les utilisateurs s'étaient "enregistrés".

Facebook et d’autres réseaux sociaux sont de plus en plus pris pour cibles par des individus malintentionnés qui cherchent à utiliser ces plateformes pour diffuser des fake news et semer le chaos. Facebook avait déjà déclaré qu'il pensait que des agents russes manigançaient une campagne pour répandre des fake news avant les élections présidentielles américaines de 2016.

Le fait que des pirates informatiques, sans doute à des fins financières plutôt qu'à des fins politiques, soient à l'origine de ce piratage est une découverte inattendue, bien qu'il soit difficile de dissiper la méfiance de la plupart des utilisateurs du réseau social.

Curieusement, Facebook a fait remarquer dans une mise à jour la semaine dernière que le FBI lui avait demandé de ne pas parler publiquement "de qui pourrait être à l'origine de cette attaque".

Un représentant de Facebook a renvoyé Business Insider à la déclaration de la société datant d'il y a une semaine lorsqu'elle avait révélé certains détails de l'incident: "Nous coopérons avec le FBI. Le FBI enquête activement et nous a demandé de ne pas évoquer les personnes qui pourraient être derrière ce piratage."

Version originale: Alexei Oreskovic/Business Insider US

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