Download_on_the_App_Store_Badge_FR_RGB_blk_100517

Facebook et Google se lancent dans la lutte contre les informations mensongères en France

Facebook et Google se lancent dans la lutte contre les informations mensongères en France
© REUTERS/Stephen Lam

L'élection présidentielle américaine de novembre 2016 a mis en lumière le problème des informations mensongères, aussi appelées "fake news". L'algorithme de Facebook a notamment été accusé d'avoir participé à leur diffusion lors de la campagne électorale. Et d'avoir ainsi indirectement influencé le scrutin.

Pour éviter que ce scénario ne se répète lors de la présidentielle française, Facebook et Google lancent ce mois-ci leurs dispositifs de filtrage d'articles mensongers, rapporte le journal Les Echos ce lundi 6 février 2017.

L'outil de filtrage de fake news de Facebook est disponible dès aujourd'hui en France. Il avait déjà été testé aux Etats-Unis et en Allemagne.

Son principe est le suivant:

  • Un internaute repère une information qu'il juge suspecte.
  • Il le signale à une plateforme accessible par huit médias partenaires qui vérifient ce contenu. Le Monde, l'AFP, BFM-TV, France Télévisions, France Médias Monde, L'Express, Libération et 20 Minutes participent au projet.
  • Si au moins deux médias affirment que le contenu est mensonger, il portera un pictogramme d'avertissement et un lien vers un article correctif sera proposé à l'internaute.
  • Enfin, sur Facebook, ces articles signalés comme "contestés" ne bénéficieront pas de publicité et l'algorithme de Facebook, qui programme la distribution des contenus aux utilisateurs, pourra réduire son reach.

A la fin du mois, Google inaugurera aussi, en partenariat avec le réseau de médias First Draft, un outil de vérification d'informations collaboratif.

Baptisée "CrossCheck", cette plateforme sera en ligne à partir du 27 février, et ce jusqu'à la fin de l'élection présidentielle qui se tiendra les 23 avril et 7 mai prochains.

Cet outil fonctionnera presque de la même manière que celui proposé par Facebook:

  • L'internaute repère un contenu sur le web et n'est pas sûr de sa fiabilité.
  • Il le signale sur la plateforme collaborative et peut poser des questions.
  • Les 16 médias partenaires de CrossCheck, parmi lesquelles l'AFP, Les Echos, Le Monde, France Télévisions, Libération ou La Provence", ainsi que des étudiants en journalisme, vont enquêter pour savoir si ce contenu est fiable ou pas.
  • Facebook participe aussi à ce projet, en mettant à disposition son outil CrowdTangle, qui sert à détecter les informations qui ont le plus de portée sur les réseaux sociaux.

Depuis quelques jours, le quotidien Le Monde propose en parallèle son propre outil baptisé Decodex, censé aider les internautes à identifier les sites qui diffusent des informations mensongères.

Découvrir plus d'articles sur :