Vendredi, Facebook et Instagram ont intenté une action en justice devant le tribunal fédéral américain, liée à des faux comptes sur ses plateformes. Facebook et Instagram ont poursuivi quatre entreprises et trois personnes basées en Chine qui avaient promu la vente de faux comptes, de "j'aime" et d'abonnés. En plus de Facebook et Instagram, ces sociétés auraient également vendu des faux comptes sur Amazon, Apple, Google, LinkedIn et Twitter, a déclaré Facebook. Business Insider US a sollicité ces entreprises pour obtenir des commentaires.

Cette action en justice demande au tribunal d'empêcher ces sociétés et ces personnes de créer et de promouvoir la vente de faux comptes, de "j'aime" et d'abonnés sur Facebook et Instagram. Elle demande également au tribunal de les empêcher d'utiliser illégalement leurs marques déposées sur leurs sites web et d'utiliser des noms de domaine de marque Facebook pour gérer leurs sites web. "En engageant ces poursuites, nous espérons renforcer le fait que ce genre d'activité frauduleuse n'est pas toléré — et que nous agirons avec vigueur pour protéger l'intégrité de notre plateforme”", a écrit Paul Grewal, vice-président de Facebook, dans un article de blog.

Après des réactions négatives sur la prévalence de fake news et de faux comptes sur Facebook et Instagram, Facebook a pris des mesures pour supprimer les faux comptes aux États-Unis et dans d'autres pays. Plus de 600 000 Américains ont suivi de faux comptes Instagram et Facebook soupçonnés d'être liés à la Russie. Ces derniers ont été détectés et retirés quelques jours seulement avant les élections de mi-mandat de 2018.

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En décembre, Facebook a fermé des faux sites d'informations diffusant des fake news sur l'opposition au Bangladesh avant les élections.

En prévision des élections en Inde, Facebook a annoncé la création d'une "bibliothèque d'annonces de recherche en ligne" et que le site obligerait les annonceurs à révéler leur identité et leur localisation géographique pour vérification.

En janvier, Facebook a annoncé la suppression de centaines de comptes liés à l'Iran et à la Russie qui diffusaient des fake news. Et le mois dernier, Facebook a supprimé les pages et les comptes qui se livraient à un "comportement non-authentique coordonné" visant les citoyens de Moldavie, avant les élections dans le pays.

Instagram, qui appartient à Facebook, a également son lot de faux comptes. En novembre, Instagram a annoncé son intention de réprimer les comptes qui utilisent des applications tierces pour renforcer leur popularité grâce à de faux j'aime et de faux abonnés.

La procureure générale de l'État de New York, Letitia James, s'est également attaquée aux sociétés qui vendent de faux abonnés et de faux "j'aime" sur les réseaux sociaux, telles que  Devumi LLC qui n'existe plus et d'autres sociétés appartenant au serial entrepreneur German Calas. C'est la première décision américaine qui considère ces ventes comme illégalement trompeuses, a rapporté Reuters.

"Les activités non-authentiques n'ont pas leur place sur notre plateforme. C'est pourquoi nous consacrons d'importants moyens liés à la détection et à la répression de ces comportements, notamment en désactivant des millions de faux comptes chaque jour. Le procès d'aujourd'hui est une étape supplémentaire dans nos efforts continus de protection des personnes sur Facebook et Instagram", a écrit Paul Grewal.

Version originale: Rosalie Chan/Business Insider

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