Facebook étend son dispositif de lutte contre les fake news à Instagram, sauf pour les contenus des politiques

Traitement d'une fake-news sur Instagram. Blog de Facebook.

Instagram s'aligne sur la politique de lutte contre les fake-news de sa maison mère, Facebook. Lundi 16 décembre, sur son blog, le réseau social a annoncé vouloir étendre son dispositif de lutte contre les fausses informations, rapporte notamment TechCrunch. En mai dernier, la plateforme a commencé à travailler avec des organismes de fact-checking indépendants aux Etats-Unis. Désormais elle compte étendre la démarche à l'échelle mondiale, "pour permettre aux organismes de fact-checking du monde entier d'évaluer et de combattre la désinformation" sur sa plateforme. 

En plus de travailler avec des tiers, Instagram partage le même système de vérification de fake news que Facebook, à savoir la technologie de reconnaissance d'images. Ainsi, un contenu identifié comme faux sur une des plateformes, le sera automatiquement sur l'autre également. Tout contenu jugé faux ou partiellement faux sera accompagné d'un message d'avertissement destiné aux utilisateurs. Sur son blog, Facebook explique ainsi qu'il entend "protéger les élections américaines de 2020" contre "l'ingérence étrangère", "améliorer la transparence" et "réduire la désinformation". Estimant également apprendre des erreurs de la campagne de 2016, sans pour autant s'attaquer aux contenus politiques. 

Plus un compte contiendra de fake news plus il sera difficile à trouver sur Instagram

Lorsqu'un contenu sera identifié comme faux, les utilisateurs verront s'afficher un message portant la mention "false information" ("fausse information"en français). Cette mention comportera un lien vers des articles provenant de "sources crédibles qui démystifient les allégations faites dans la publication". Si le contenu ne disparait donc pas de la plateforme, il sera tout de même retiré des page de recherches ou de la recherche par hashtag. En sommes, plus un compte possédera de contenus identifié comme faux, plus la plateforme le rendra difficile à trouver. Les contenus identifié comme faux resteront masqués pour l'utilisateur jusqu'à ce qu'il prenne lui-même la décision de cliquer dessus. 

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Afin de savoir quel contenu sera vérifié, Instagram s'aide de la section commentaire de sa plateforme ainsi que de sa propre technologie. "Plus tôt cette année, nous avons ajouté une option de retour des utilisateurs sur les 'fausses informations', et ces rapports, ainsi que d'autres signaux, nous aident à mieux identifier les fausses informations et à prendre les mesures qui s'imposent", a précisé la plateforme.

Les personnalités politique ne seront pas visées par ces règles 

Instagram semble suivre la même voie que Facebook concernant les contenus politiques, qui ne seront pas soumis à vérification. Le géant américain a été largement critiqué pour sa gestion des contenus politiques suite au scandale Cambridge Analytica et à l'ingérence russe sur les élections américaines de 2016. Le réseau est accusé d'avoir permis la diffusion de fausses informations sur sa plateforme, ayant entrainé des manipulations de l'opinion publique en vue de faire élire Donald Trump.

En septembre dernier, Nick Clegg, le directeur mondial des affaires publiques de Facebook,  a clarifié la politique de modération des contenus politiques sur la plateforme : "Nous ne pensons pas qu'il soit approprié pour nous d'agir en tant qu'arbitre des débats politiques et d'empêcher le discours d'un responsable politique de toucher son public." Pour le PDG d'Instagram, Adam Mosseri, cité par TechCrunch, l'interdiction des publicités politiques pourrait nuire aux candidats en quête de promotion. De plus, selon lui il serait difficile d'établir une distinction entre les publicités politiques et les publicités thématiques.

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