Facebook fait comme Instagram et commence à cacher les likes des utilisateurs

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Facebook a commencé à tester un changement qui vise à mettre l'accent sur l'un des symboles les plus emblématiques de l'entreprise : le like. À partir de ce vendredi 27 septembre, Facebook va déployer le test à un nombre limité d'utilisateurs en Australie, a rapporté TechCrunch. Le nombre de préférences et de réactions (comme les cœurs et autres émojis) sur les messages et les photos, ainsi que le nombre de vues sur les vidéos seront cachés au public dans le cadre du test.

Le test pour cacher le nombre de likes survient seulement deux mois après qu'Instagram — qui appartient à Facebook — a commencé à déployer son propre test, cachant les likes de certains utilisateurs dans sept pays différents. Tout comme pour Instagram, cette fonctionnalité ne sera pas entièrement supprimée de Facebook. Les chiffres et données métriques, jadis visibles, seront simplement rendus privés, ce qui signifie que vous pourrez toujours voir ces likes et réactions sur vos propres posts.

"Nous effectuons un test limité dans lequel e nombre de réactions et de visionnages de vidéo sont rendus privés sur Facebook", a déclaré un porte-parole de Facebook à Business Insider US dans un communiqué. "Nous recueillerons les critiques pour comprendre si ce changement améliorera l'expérience des utilisateurs."

Le test de Facebook consistant à cacher le nombre de likes a été repéré pour la première fois plus tôt ce mois-ci par Jane Manchun Wong, spécialiste en rétro-ingénierie. Dans le cas de Facebook et d'Instagram, l'objectif a été de mettre l'accent sur la qualité du contenu affiché, plutôt que sur le nombre de personnes qui aiment ces messages et qui les consultent. Adam Mosseri, directeur de l'Instagram, a déclaré à BuzzFeed News au début de l'année que le fait de retirer les likes de la plateforme contribuerait à créer "un environnement moins stressant, où les gens se sentent bien dans leur expression".

Les likes : un problème de santé mentale pour des adolescents

La lutte pour les likes et la comparaison aux autres utilisateurs a transformé les médias sociaux en une sorte de concours de popularité qui, selon beaucoup, nuit à la santé mentale des utilisateurs, en particulier des adolescents, fervents utilisateurs des réseaux sociaux.
Plusieurs études et de nombreux psychologues ont trouvé un lien entre le temps que les adolescents consacrent aux réseaux sociaux et la dépression. Des célébrités comme Selena Gomez et Demi Lovato ont parlé publiquement de la nécessité de faire une pause des réseaux sociaux pour prendre soin de leur santé mentale. Selena Gomez a déclaré que ceux-ci se sont révélés "dangereux" pour elle-même et pour les adolescents.

N'importe qui ayant passé du temps sur les réseaux sociaux peut témoigner de leurs caractéristiques addictives, qui sont encore plus manifestes dans cette vidéo virale d'un chimpanzé faisant défiler sans réfléchir un fil Instagram. Mais Facebook et Instagram ne sont pas les seules plateformes à peser le pour et le contre sur la santé mentale de leurs utilisateurs. Le PDG de Twitter, Jack Dorsey, a déclaré que s'il devait revenir en arrière et redéfinir la plateforme, il " n'y aurait même pas eu de compteur de likes".

Jack Dorsey a déjà lancé l'idée de se débarrasser du bouton like pour s'assurer que la plateforme "encourage une conversation saine et stimulante", mais Twitter a démenti l'idée, qui ne devrait donc pas arriver de si tôt. YouTube a également récemment pris des mesures pour éliminer certains indicateurs de popularité de sa plateforme.

Version originale : Business Insider / Paige Leskin

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