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Facebook imite Google en vous permettant de savoir qui se cache derrière les publicités politiques à 2 mois des élections européennes

Facebook imite Google en vous permettant de savoir qui se cache derrière les publicités politiques à 2 mois des élections européennes
© REUTERS/Stephen Lam/File Photo

Facebook a renforcé vendredi sa règlementation concernant les publicités électorales sur sa plateforme en Europe, sous la pression de l'exécutif européen qui demandait au réseau social davantage d'action pour prévenir de toute ingérence dans les élections européennes qui auront lieu dans moins de deux mois, du 23 au 26 mai 2019. Avec cette annonce, Facebook imite Google qui avait pris les devants il y a déjà plusieurs mois dans la lutte contre la propagation d'informations mensongères en période électorale, comme ça a été le cas lors de la présidentielle américaine de 2016 par exemple.

Concrètement, Facebook a mis en place un outil permettant aux utilisateurs de voir qui diffuse des publicités à des fins électorales sur sa plateforme, pour quel montant, et combien de personnes ont consulté ces publicités. De plus, seuls des annonceurs étant localisés et autorisés dans un pays donné pourront avoir accès aux espaces publicitaires de Facebook dans ce pays. Toutes les publicités ne respectant pas les nouveaux critères seront bloquées à partir de mi-avril mais le réseau social mais n'a pas donné plus de détails sur la façon dont cela pourrait fonctionner de manière fiable dans la pratique.

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Depuis le 21 mars 2019, Google applique des mesures dévoilées à l'automne dernier pour instaurer davantage de transparence concernant ce même type de publicités à caractère politique qu'il diffuse en Europe. Les personnes souhaitant acheter des espaces publicitaires devront remplir un formulaire pour que des vérifications soient effectuées par Google. A terme, Google publiera un rapport sur la transparence et une bibliothèque regroupant les publicités diffusées et les détails les concernant — coût d'achat, acheteur et cible visée — seront mis en ligne.

Accusé de laxisme face à la propagation des fausses nouvelles et à l'utilisation par la Russie du réseau social pour interférer dans l'élection présidentielle de 2016 aux Etats-Unis, Facebook a affirmé avoir alloué davantage de ressources et de personnel pour veiller à l'intégrité du scrutin européen.

"Il s'agit d'une priorité pour la compagnie, personne ne doit avoir de doutes là-dessus", a déclaré vendredi le vice-président en charge des règlementations mondiales de Facebook, Richard Allan, lors d'une visioconférence avec des journalistes à Bruxelles. "Cette nouvelle règlementation, déjà en place aux Etats-Unis, au Brésil, en Inde, mais aussi en Grande-Bretagne et en Ukraine, va être déployée à l'échelle mondiale d'ici fin juin", a précisé Facebook.

Facebook a un portail des publicités diffusées, comprenant les anciennes annonces politiques

L'an dernier, Facebook a déployé une sorte de bibliothèque numérique d'archive de publicités politiques (AdArchive) après avoir été critiqué pour avoir permis à des acteurs russes d'utiliser sa plateforme à mauvais escient, rappelle nos confrères de Business Insider US. Facebook a depuis élargi ce portail pour y inclure toutes les publicités en cours de diffusion, y compris celles qui ne sont pas politiques ou thématiques.

Pour essayer d'empêcher les gens de publier des publicités sous de fausses identités ou de façon anonyme, Facebook a modifié la formulation "payée par" sur les publicités politiques. Désormais, Facebook affichera soit le nom d'une personne dans le tag "payée par", soit un nom de page identifiée par un site Web, un numéro de téléphone et une adresse électronique, indique Business Insider UK.

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Cette annonce de Facebook est la suite tardive mais attendue de l'adoption par Facebook et plusieurs entreprises tech en septembre dernier auprès de la Commission européenne d'un "code de conduite", s'engageant à une série d'actions pour garantir notamment la transparence dans la publicité politique et la lutte contre la circulation de fake news. L'Union européenne veut notamment que soient clairement identifiés les messages qui sont automatiquement diffusés sur internet par des machines ("bots").

Business Insider
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