Facebook ne veut pas diffuser les vidéos en direct avec un léger différé après l'attentat en Nouvelle-Zélande

Une policière lors de la cérémonie d'inhumation d'une victime des attaques de deux mosquées en Nouvelle-Zélande. Reuters

Facebook a rejeté l'idée de retarder la diffusion de vidéos en direct pour mettre fin à des actes horribles comme celui de la fusillade dans deux mosquées en Nouvelle-Zélande diffusée à ses milliards d'utilisateurs le 15 mars dernier. L'astuce du décalage est régulièrement appliquée lors d'émissions diffusées à la télévision en direct, ce qui permet d'aider les société de diffusion américaines à mettre un "bip" sur les mots trop familiers ou à faire face à des événements inattendus qui peuvent survenir pendant que les caméras sont allumées. Mais Facebook a déclaré que cela pourrait ne tout simplement pas fonctionner sur sa plateforme. Dans un autre article de blog exposant sa réponse à la fusillade de masse à Christchurch vendredi dernier, Guy Rosen, vice-président de Facebook, a expliqué pourquoi cela ne se ferait pas :

  • Il y a des millions de vidéos en direct chaque jour. Même avec un léger retard, Facebook ne serait pas en mesure de réagir assez rapidement à des événements comme ceux de la semaine dernière. "Un retard ne résoudrait pas le problème à cause du trop grand nombre de vidéos", a déclaré Guy Rosen.
  • Le délai ne ferait que "ralentir davantage" les vidéos préjudiciables qui ont été signalées et examinées.
  • Enfin, Guy Rosen a déclaré que cela retarderait également la réaction des premiers secours, comme les services de police et d'ambulance, qui seraient alertés de l'incident et qui devraient se rendre sur les lieux.

Le vice-président de Facebook a déclaré que l'entreprise "avait appris" de l'attaque en Nouvelle-Zélande, dans laquelle 50 personnes ont été tuées lorsqu'un homme armé a pris d'assaut deux mosquées à Christchurch. Un des domaines que Facebook est en train d'étudier est le signalement. La firme a déclaré que le premier signalement d'utilisateur sur la vidéo n'était arrivé que 12 minutes après la fin de la diffusion. Elle a été signalée pour la raison suivante : "raisons autres que le suicide", ce qui a potentiellement ralenti le temps qu'il a fallu pour l'examiner. En conséquence, Facebook envisage d'ajouter de nouvelles étiquettes de signalement. Certains journalistes ont fait remarqué que cela pourrait signifier l'ajout de catégories telles que "meurtre" ou "terrorisme".

"Nous réexaminons notre logique de signalement et nos expériences pour les vidéos en direct récentes afin d'élargir les catégories qui permettraient un examen accéléré", a expliqué Guy Rosen.

Facebook a supprimé au total 1,5 million de vidéos de la fusillade, dont 1,2 million au moment du téléchargement et 300 000 copies de l'original après leur publication.

Version originale : Jake Kanter/Business Insider

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