• Facebook essaie d'utiliser l'IA pour effectuer des analyses IRM jusqu'à 10 fois plus rapidement.
  • Le laboratoire d'IA du réseau social s'est associé à l'école de médecine de la New York University pour un nouveau projet de recherche.
  • La société a accès à trois millions d'images par résonance magnétique provenant de 10.000 cas cliniques.

Facebook veut révolutionner les scans IRM (imagerie par résonance magnétique).

Le géant du réseau social a annoncé lundi 20 août 2018 un nouveau projet de recherche visant à utiliser l'intelligence artificielle (IA) pour réaliser des examens IRM jusqu'à dix fois plus rapidement.

Dans un billet de blog, Facebook déclare avoir eu accès à des données sans le nom des patients auxquels elles sont attachées, ni "toutes les autres informations de santé protégées", et que le projet est conforme aux règles de confidentialité HIPAA.

Le projet est une collaboration entre le laboratoire de recherche en IA FAIR de Facebook et le département de radiologie de la NYU School of Medicine.

Cette initiative est une incursion majeure de Facebook dans le domaine médical, car il tente d'appliquer ses travaux de recherche expérimentale en IA à des problèmes réels. C'est un domaine riche en possibilités, mais avec beaucoup de problèmes potentiels, notamment pour des questions de confidentialité.

DeepMind, un laboratoire d'IA détenu par Google, a été sous surveillance pendant des années pour son partenariat de partage de données avec le NHS (National Health Service) britannique. Le régulateur britannique a finalement décidé que l'organisation violait les lois britanniques sur la protection de la vie privée.

Les examens par IRM sont longs, une demi-heure environ, alors que le patient reste allongé dans un tube exigu. Avec ce projet, Facebook parie que le temps peut être radicalement réduit en utilisant l'IA pour capturer moins de données, en concentrant le processus de numérisation uniquement sur ce qui est important.

Il existe des risques potentiels — que se passe-t-il si, en collectant moins de données, quelque chose est ignorée? — mais aussi des avantages potentiels importants. Cela signifie que les patients peuvent subir ces examens plus facilement, et cela augmente la vitesse à laquelle les IRM peuvent être conduits, ce qui peut réduire les coûts pour les patients.

"En utilisant l'IA, il est possible de capturer moins de données et donc de numériser plus rapidement tout en préservant, voire en améliorant le contenu riche en informations des images de résonance magnétique. La clé est de former des réseaux neuronaux artificiels pour reconnaître la structure des images et remplir les vues omises de l'analyse accélérée", écrit Facebook sur son blog.

"Cette approche est similaire à la manière dont les êtres humains traitent les informations sensorielles. Lorsque nous faisons l'expérience du monde, notre cerveau reçoit souvent une image incomplète — comme dans le cas d'objets obscurcis ou faiblement éclairés — que nous devons ensuite transformer en informations exploitables."

Facebook a été confronté à une indignation considérable face à ses politiques de confidentialité et d'utilisation des données clients suite au scandale Cambridge Analytica. Facebook tente de calmer ces inquiétudes avec cette initiative sur l'IRM, rassurant le public sur le fait "qu'aucune donnée Facebook de quelque nature que ce soit ne sera utilisée dans le projet".

Il y a eu aussi un tollé au début de cette année après que CNBC a révélé que Facebook avait proposé à des hôpitaux de partager des données sur des patients. L'entreprise a ensuite déclaré que le projet avait été mis en pause. 

Version originale: Rob Price/Business Insider

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