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Facebook travaille avec une université française pour prédire la contagion

Facebook travaille avec une université française pour prédire la contagion
A l'aéroport de Roissy, le 12 mars 2020. © Christophe Morin/Bloomberg via Getty Images

Dans une action similaire à celles de Google et d'opérateurs télécoms en Europe, Facebook vient de décider de partager avec des chercheurs des données issues de ses utilisateurs, ayant laissé l'option "Historique des positions" activée dans leurs paramètres Facebook, afin de lutter contre la propagation de l'épidémie de Covid-19. Il s'agit de données agrégées inédites issues de sa base d'utilisateurs. En France, l'université PSL, qui regroupe 11 établissements d'enseignement supérieur et partenaire de trois organismes de recherche (CNRS, Inria, Inserm), s'est notamment jointe au programme.

Utilisant son programme Facebook "Data for Good", créé en 2017 pour fournir des informations utiles aux organisations humanitaires, l'entreprise de Mark Zuckerberg met à disposition trois nouveaux types de cartes pour comprendre l'évolution du virus. Une première carte, sorte de réseau interconnecté à l'échelle d'un pays, "révèlera la probabilité qu'une personne dans une zone particulière rentre en contact avec une autre personne d'une autre zone". Elle doit aider à prédire les zones dans lesquels des cas de Covid-19 sont "susceptibles d'apparaître".

Cette carte montre à quel point les régions des États-Unis sont connectées à East Village, à New York, via Facebook. Facebook

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Une autre mesure permettra de quantifier et de visualiser les liens sociaux que les habitants d'une région entretiennent avec d'autres régions. Elle "peut aider les épidémiologistes à prévoir la propagation de la maladie, et à identifier les régions qui auront le plus besoin d'aide" mais également à étudier le rôle du lien social dans la résilience à cette pandémie, a expliqué Facebook.

Un troisième outil permettra de visualiser le respect du confinement à l'échelle régionale au fil du temps. Une capture d'écran diffusée par Facebook montre un ensemble de graphiques permettant de comparer la diminution des déplacements dans plusieurs Etats brésiliens.

Le premier des réseaux sociaux va également inviter ses utilisateurs américains à participer à un programme d'études d'une université californienne qui tente d'évaluer les symptômes du coronavirus grâce à un questionnaire auto-administré, pour identifier ensuite les régions les plus touchées, a-t-il expliqué dans un article de blog. Facebook a assuré qu'il ne recevrait pas les données de santé partagées avec les chercheurs et que ceux-ci n'auraient pour chaque répondant qu'un "identifiant généré aléatoirement" et une donnée permettant de limiter les biais statistiques.

Les données publiées par Facebook seront agrégées (à l'échelle de la ville ou du comté pour les Etats-Unis) et feront l'objet de "traitements supplémentaires pour dissimuler l'identité des personnes et réduire le risque que quiconque puisse être ré-identifié", a aussi expliqué l'entreprise.

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Business Insider (avec AFP)
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