Facebook, Twitter, et Google ont donné des réponses cryptiques quand on les a interrogés sur une possible entente entre Donald Trump et la Russie

Le directeur juridique de Facebook, Colin Stretch est apparu à l'audition devant une Commission du Sénat sur la sous-commission judiciaire des crimes et du terrorisme. AP

  • Facebook, Twitter, et Google ont donné des réponses évasives devant le Congrès américain quand on leur a demandé s'ils avaient étudié si la campagne de Trump avait partagé du contenu russe, et vice versa, durant les élections présidentielles américaines.
  • Les directeurs juridiques des trois entreprises ont indiqué que le House Intelligence Committee avait accès à des renseignements qui pourraient mieux contextualiser les informations données par Facebook. 

Les directeurs juridiques de Facebook, Twitter, et Google ont donné des réponses énigmatiques lors d'une audition à la Chambre des représentants, le 1er novembre 2017, lorsque l'élue Jackie Speier leur a demandé s'ils avaient enquêté sur "qui avait copié qui" dans les publicités diffusées par la campagne Trump et des comptes russes pendant les élections présidentielles américaines.

"Une des choses que nous avons remarqué pendant la campagne était que, souvent, les publicités de la campagne de Trump ressemblaient aux publicités des Russes," dit Speier.

"Ce que j'aimerais comprendre c'est qui copiait qui? Je demande à chacun d'entre vous trois, avez-vous enquêté pour savoir si la campagne de Trump partageait du contenu russe? Avez-vous enquêté pour savoir si les Russes partageaient du contenu de la campagne de Trump?"

Le directeur juridique de Facebook Colin Stretch a marqué une pause avant d'indiquer que la commission parlementaire avait accès à des renseignements qui pourraient mieux contextualiser l'information fournie par Facebook. 

"Nous avons fourni toutes les informations pertinentes à la commission, et nous pensons que c'est une fonction importante de la commission, parce que vous avez accès à une jeu d'informations plus large que ce qu'une autre entreprise aurait fourni", a dit Stretch. 

"Je suis d'accord avec ça," a dit Kent Walker, le directeur juridique de Google. 

"Même chose pour Twitter," a ajouté le directeur juridique de Twitter, Sean Edgett.

Speier, une élue démocrate de Californie, a fait référence aux spots télé achetés par la campagne Trump pour questionner la santé d'Hillary Clinton, argument que Trump a aussi "mis en avant dans ses tweets et remarques".

"RT a martelé le même message à propos de la santé de Clinton, et cette publicité RT sur Twitter est apparue moins de deux semaines après que le tweet de Trump ait re-soutenu du contenu vidéo produit par RT soutenant le même" message à propos de Clinton, dit Speier. 

Les commissions de renseignement du Congrès américain enquêtent pour savoir si une partie de l'équipe de campagne de Donald Trump était au courant de la campagne de désinformation menée par la Russie voire s'était entendue avec elle.

Les questions se concentrent sur une éventuelle aide reçue par la Russie pour cibler, avec ses publicités, des Etats où l'électorat indécis aurait pu être sensible à de la propagande. Le directeur digital de la campagne de Trump, Brad Parscale, a été auditionné par le House Intelligence Committee en privé la semaine dernière. 

Beaucoup de questions avaient été soulevées après que des articles sont apparus sur l'entreprise de data mining et d'analyse, Cambridge Analytica — engagée par la campagne de Trump en juillet — qui serait entrée en contact avec le fondateur de WikiLeaks Julian Assange en juin dernier pour lui demander de l'aide pour trouver les emails "manquants" de Hillary Clinton. 

Version originale: Natasha Bertrand/Business Insider

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