Facebook, Twitter, YouTube et Microsoft s'allient pour lutter contre l'extrémisme sur internet

La Première ministre de la Nouvelle-Zélande, Jacinda Ardern (à droite), et la directrice des opérations de Facebook, Sheryl Sandberg (à gauche), lors d'une conférence de presse en marge du Sommet des Nations Unies sur le climat, à New York, le 23 septembre 2019. REUTERS / Yana Paskova

Sous la pression des gouvernements, les géants américains de la tech vont mettre en place une structure pour renforcer le signalement et le retrait des contenus extrémistes sur internet. En 2017, Facebook, Twitter, YouTube et Microsoft avaient lancé une initiative en ce sens. Elle débouche aujourd'hui sur la mise en place d'une structure de surveillance indépendante qui travaillera à "répondre plus vite et de manière plus coordonnée" pour empêcher des attaques comme celle de Christchurch, a annoncé lundi la Première ministre néo-zélandaise, Jacinda Ardern.

Cette dernière a fait pression pour qu'une réponse mondiale soit apportée après les tueries de Christchurch en mars — que le tireur présumé avait diffusées en direct sur Facebook — lors desquelles 51 personnes ont été tuées et des dizaines d'autres blessées. "De la même manière à laquelle nous répondons aux catastrophes naturelles comme les incendies ou les inondations, nous devons être préparés à faire face à une crise semblable à celle que nous avons connue", a-t-elle déclaré devant des journalistes en marge de l'Assemblée générale des Nations Unies.

Le Forum mondial de l'Internet contre le terrorisme ("Global Internet Forum to Counter Terrorism") a été créé en 2017 à la demande des gouvernements américains et européens après une série d'attentats meurtriers. A présent, il va devenir une structure indépendante, pilotée par un directeur exécutif et financée par Facebook, YouTube, Twitter et Microsoft. Jacinda Ardern a précisé que la structure serait dirigée par un conseil d'administration composé de représentants de Facebook et d'un comité consultatif indépendant constitué de membres du gouvernement et de la société civile.

Financer la recherche universitaire

Une partie du travail de la structure sera de financer et coordonner la recherche universitaire sur le terrorisme et les opérations extrémistes violentes, ainsi que sur des meilleures pratiques en matière de partage de données, a poursuivi la dirigeante néo-zélandaise. La structure a déjà partagé quelque 200 000 empreintes digitales, a annoncé Sheryl Sandberg, directrice générale adjointe de Facebook, qui s'exprimait aux côtés de la Première ministre néo-zélandaise.

"Lorsque les terroristes tentent d'utiliser une plateforme, ils essayent de les utiliser toutes. Ainsi, lorsque l'un d'entre nous les trouve, nous pouvons les retirer de plusieurs plateformes", a-t-elle déclaré. Elle a précisé que même si les plateformes de messagerie à la croissance la plus rapide étaient cryptées, Facebook était toujours capable de lutter contre l'extrémisme tout en protégeant la vie privée de ses utilisateurs.

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