• Facebook utilise les photos publiées par les utilisateurs d'Instagram pour entraîner ses algorithmes de reconnaissance visuelle.
  • L'entreprise veut améliorer cette technologie, notamment pour l'aider à lutter contre les contenus offensants et haineux.
  • Mais cela peut poser des problèmes de respect de la vie privée des utilisateurs.

Améliorer les capacités de ses algorithmes de reconnaissance visuelle est un enjeu important pour Facebook. Et pour les entraîner, l'entreprise a une énorme base d'images à disposition: Instagram, qui lui appartient depuis 2012.

Dans un billet de blog publié mercredi 2 juin, les équipes de Facebook expliquent qu'elles utilisent les hashtags associés aux photos publiées publiquement sur Instagram pour apprendre leur algorithme à reconnaître ce que la photo représente.

En entraînant son intelligence artificielle sur une base de données d'un milliard d'images et 1500 hashtags, Facebook a obtenu un taux de réussite de 85,4% selon l'outil de mesure ImageNet, un record, explique le billet. L'entreprise estime qu'en agrandissant cette base et le nombre de hashtags, les résultats pourraient être encore plus satisfaisants.

Facebook voit beaucoup de possibilités s'ouvrir grâce à cette technologie, comme "utiliser l'IA pour générer des légendes audio de photos à destination des personnes avec un handicap visuel". 

Cette technologie peut aussi aider Facebook à lutter contre les contenus offensants que l'entreprise cherche à modérer après les différents scandales liés à l'ingérence de la Russie dans l'élection américaine de 2016.

Selon le directeur technologique de Facebook Mike Schroepfer, cité par The Verge, la majorité du travail de modération sur la plateforme est maintenant réalisé par l'IA, qui recherche les contenus violents, haineux, la nudité, ou encore la propagande terroriste, afin d'aider à les supprimer.

"Jusqu'à récemment [...], nous devions attendre que quelque chose de mauvais soit signalé par quelqu'un pour qu'on y fasse quelque chose", affirme-t-il.

Mais comme l'indique The Verge, cela offre un avantage compétitif indéniable à Facebook et pose aussi des questions de respect de la vie privée des utilisateurs. Ces derniers ne sont pas forcément au courant que leurs publications servent à améliorer les systèmes d'IA de l'entreprise.

Facebook n'est pas la seule entreprise à s'adonner à ce genre de pratiques. Google se sert par exemple des captchas — ces tests qui servent à prouver qu'un utilisateur n'est pas un robot — afin d'entrainer ses outils de reconnaissance visuelle, rappelle BFM Business. 

Vous avez apprécié cet article ? Likez Business Insider France sur Facebook !

Lire aussi : Facebook se lance dans le dating — et les autres grandes annonces de F8

VIDEO: Voici la raison étonnante pour laquelle il y a des murs le long des autoroutes