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Facebook utilise sa base de données pour créer des cartes qui doivent aider à combattre les maladies infectieuses

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Facebook utilise sa base de données pour créer des cartes qui doivent aider à combattre les maladies infectieuses
© Facebook

Facebook utilise sa base de données de plus de deux milliards d'utilisateurs pour créer des cartes permettant de lutter contre la propagation des maladies. Lundi, le géant de la tech de la Silicon Valley a annoncé la mise en place de cartes de prévention des maladies — un ensemble de cartes disponibles pour les organisations de santé et les ONG qui présente des informations comme les mouvements et la densité de population. Une manière de les aider à comprendre l'activité des personnes dans le but d'apprendre comment les épidémies et les malades infectieuses apparaissent et évoluent, et comment mieux les appréhender.

Certaines de ces données sont extraites du trésor de données exclusif de Facebook sur ses 2,38 milliards d'utilisateurs. C'est le cas de ses cartes en mouvement qui montrent comment les populations se déplacent d'un endroit à un autre dans une zone donnée et de ses cartes de couverture du réseau qui montrent l'étendue de la couverture cellulaire dans une région. Facebook utilise également des sources de données externes pour produire des cartes, à savoir une carte à haute résolution de la densité de population tirée d'ensembles de données disponibles dans le commerce.

Les cartes de prévention des maladies sont la dernière offre tirée des efforts du programme Data For Good de Facebook, qui tente d'utiliser les données pour résoudre des problèmes humanitaires. La communauté avait précédemment créé des cartes similaires pour aider les premiers secours et les groupes d'aide à faire face aux catastrophes naturelles telles que les tremblements de terre et les incendies en forêt. Elles se développent désormais pour faire face aux urgences sanitaires.

Dans une interview accordée à Business Insider US, Laura McGorman, responsable de la politique de Facebook sur Data for Good, a déclaré que les données sur les mouvements humains peuvent être "une boîte noire pour les organisations de santé... c'est un énorme vide que nous pouvons combler". Les groupes sur le terrain disposent déjà de moyens pour surveiller les épidémies réelles, mais les données de Facebook peuvent offrir de nouvelles informations sur "la manière dont les schémas de mobilité humaine influencent la propagation de cette maladie".

Facebook a donné à un groupe de partenaires sélectionnés l'accès aux nouvelles cartes, notamment à la Harvard School of Public Health, l'International Medical Corps, le Centre mondial d'analyse des maladies infectieuses du MRC de l'Imperial College de Londres, la Northeastern University, l'UNICEF, la Banque mondiale et le Forum économique mondial. (Facebook ne vend pas l'accès aux données et les efforts sont déployés sur une base non commerciale.)

Version originale : Rob Price/Business Insider

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