Download_on_the_App_Store_Badge_FR_RGB_blk_100517

Facebook va mettre fin à l'immunité des politiques sur sa plateforme

  • Recevoir tous les articles sur ce sujet.

    Vous suivez désormais les articles en lien avec ce sujet.

    Ce thème a bien été retiré de votre compte

Facebook va mettre fin à l'immunité des politiques sur sa plateforme
Facebook pourrait aussi faire preuve de plus de transparence sur les avertissements en cas d'infraction, qui peuvent conduire à l'exclusion des comptes récidivistes. © Thomas Ulrich/Pixabay

Facebook prévoit de mettre fin à l'immunité très controversée dont bénéficient les personnalités politiques qui enfreignent ses règles, et donc de les traiter comme n'importe quel usager d'après un article de The Verge paru jeudi 3 juin. Selon le site spécialisé, le géant des réseaux sociaux pourrait annoncer ce retournement de situation vendredi 4 juin, dans la foulée des remontrances de son conseil de surveillance.

"Les mêmes règles devraient s'appliquer à tous les utilisateurs", ont déclaré les membres indépendants de cette jeune instance, appelée à décider si Facebook a eu raison ou non de bannir l'ancien président américain Donald Trump. Ce dernier est accusé d'avoir encouragé ses partisans lors de l'attaque du Capitole début janvier, en violant le règlement de la plateforme sur l'apologie de la violence.

À lire aussi — Facebook et Instagram vont proposer de masquer l'affichage des 'likes'

Cette "cour suprême" a reconnu l'urgence de l'intervention sur le moment, mais renvoyé la décision ultime — le laisser revenir ou non — à l'entreprise. Elle a surtout appelé le réseau à clarifier ses règles "arbitraires".

Or, jusqu'au mois de janvier, Facebook avait surtout fait preuve de laxisme vis-à-vis du milliardaire républicain. Mark Zuckerberg, le patron du groupe californien, refuse depuis des années de jouer le rôle "d'arbitre de la vérité en ligne".

Une position devenue intenable avec Donald Trump, prompt à minimiser la gravité de la pandémie ou à dénoncer, sans preuve, de soi-disant fraudes électorales. Autant de propos qui jettent de l'huile sur le feu dans un pays déjà très divisé. L'invasion du Congrès, qui a fait plusieurs morts, a marqué un tournant.

'Intérêt du public'

Mais Facebook n'était pas revenu sur sa liste de personnalités politiques exemptées de certaines de ses règles et sanctions (sur la désinformation, notamment) au nom de "l'intérêt du public" à se faire sa propre opinion. Ce traitement de faveur suscite beaucoup de critiques, y compris en interne.

La réticence de Facebook à retirer des messages de Donald Trump il y a un an, considérés comme des soutiens aux violences policières pendant les manifestations contre le racisme systémique, avait été désavouée publiquement par des employés.

Accusées de servir de mégaphone à l'ancien président, la plateforme et ses voisines, comme Twitter, ont durci leur modération des contenus, à grand renfort de signalements adossés aux messages problématiques.

Ces initiatives n'empêchent pas les démocrates de leur reprocher leur inefficacité à contenir la désinformation, tandis que les républicains les accusent de censure.

Selon The Verge, Facebook pourrait aussi faire preuve de plus de transparence sur les avertissements en cas d'infraction, qui peuvent conduire à l'exclusion des comptes récidivistes. L'entreprise n'a pas répondu à une sollicitation de l'AFP.

À lire aussi — Facebook va désormais contrôler les contenus haineux ou violents

Découvrir plus d'articles sur :