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Feu vert pour la construction des deux plus gros radiotélescopes au monde

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Feu vert pour la construction des deux plus gros radiotélescopes au monde
Vue d'artiste combinant des éléments déjà existants et de futurs équipements. © SKA Observatory
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La construction des deux plus gros radiotélescopes au monde va pouvoir débuter. Le financement du projet, de 2 milliards d'euros pour la période 2021-2030, a été approuvé par les États membres le 29 juin lors d'une réunion qui s'est tenue au siège mondial de l'Observatoire SKA (Square Kilometre Array) à Londres. "Cela fait 30 ans que l'on attend ce moment", a déclaré dans un communiqué de presse le directeur général du SKAO, le professeur Philip Diamond.

Le projet SKA vise à approfondir les connaissance de l'Univers, notamment la formation et l'évolution des galaxies, l'apparition des sources lumineuses dans l'Univers après le Big Bang ou encore de réaliser des tests "des théories de la gravitation et de la relativité générale", explique le CNRS. La construction de ces deux radiotélescopes, complémentaires aux équipements de radioastronomie déjà existants, permettra de disposer de capacités d'observation "sans équivalent", selon le CNRS.

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Le programme prévoit la construction de plus de 131 000 antennes radio basse fréquence en Australie et 133 paraboles de moyenne fréquence en Afrique du Sud, qui s'ajouteront aux 64 télescopes déjà en service du programme MeerKAT. Ce réseau permettra de "surveiller le ciel avec un niveau de détail sans précédent", mais aussi plus rapidement. La portée des radiotélescopes dépassera "largement la qualité de résolution d'image du télescope spatial Hubble", tout en offrant la capacité de cartographier des zones du ciel en parallèle, une performance sans équivalent à l'heure actuelle, explique le SKAO.

Une organisation internationale

Structuré en organisation intergouvernementale depuis le début de l'année 2021, le SKAO est composé de sept membres de plein droit, le Royaume-Uni, la Chine, l'Afrique du Sud, l'Australie, l'Italie, le Portugal et les Pays-Bas, ainsi que de neuf pays observateurs — dont la France. Le projet, dont les prémices remontent aux années 1990, ne se concrétise qu'en 2011 par la création de l'organisation en société de droit britannique. L'observatoire SKAO est l'aboutissement de sept ans de travaux de conception d'ingénierie, regroupant 500 experts de 20 pays, une centaine d'institutions (laboratoires de recherches, universités, entreprises).

La participation de la France est coordonnée par le CNRS, qui explique que les efforts se sont notamment concentrés "sur la conception de calculateur performants à l'impact environnemental réduit". Alors que le flot des données produites devrait "dépasser le trafic internet mondial", des travaux sont menés par l'entreprise Atos pour réduire la consommation énergétique des centres de données, entre autres par l'usage de l'intelligence artificielle. Cité par le CNRS, Jean-Marc Denis, chef de la stratégie Big Data chez Atos, expose que "SKA représente une vitrine technologique unique" pour développer des supercalculateurs les plus décarbonés possibles.

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