Fiat et Renault s'apprêtent à créer le 3e constructeur automobile mondial

REUTERS/Jonathan Ernst/File Photo

Fiat Chrysler Automobiles (FCA) a annoncé lundi avoir proposé une fusion à parité au groupe Renault, transaction qui donnerait naissance au troisième constructeur automobile mondial avec des ventes annuelles de 8,7 millions de véhicules. "Fiat Chrysler Automobiles a remis aujourd'hui une lettre non engageante au conseil d'administration de groupe Renault proposant un rapprochement dans le cadre d'une fusion qui verrait les actionnaires des deux groupes détenir chacun 50% du nouvel ensemble", a déclaré le constructeur italo-américain dans un communiqué. "Une collaboration étendue au travers d'un rapprochement permettrait d'améliorer substantiellement la stratégie d'allocation de capital ainsi que la rapidité du processus de développement de nouveaux produits", a-t-il ajouté.

Renault a confirmé de son côté avoir reçu une proposition de FCA concernant un projet de fusion, qui sera discuté ce lundi matin par son conseil d'administration. Le projet présenté par FCA prévoit la fusion des deux groupes au sein d'une holding qui serait enregistrée aux Pays-Bas. Après versement d'un dividende exceptionnel de 2,5 milliards d'euros aux actionnaires de FCA, chaque groupe recevrait 50% de la nouvelle entité en actions nouvelles.

"Le nouvel ensemble (...) serait l'un des leaders mondiaux de technologies dédiées aux véhicules électriques, de marques premium, de SUV, de camions et de véhicules utilitaires, et bénéficierait d’une présence mondiale avec une répartition géographique plus étendue et plus équilibrée que chacun des deux groupes seuls", a ajouté FCA.

Quelque cinq milliards d'euros de d'économies annuelles sont attendues, qui viendraient s'ajouter aux synergies actuelles de l'alliance Renault-Nissan-Mitsubishi.

Le gouvernement français "assez favorable"

Le gouvernement français accueille de façon "assez favorable" le projet de fusion entre Fiat Chrysler Automobiles (FCA) et Renault, a déclaré lundi sa porte-parole. Le ministre de l'Economie Bruno Lemaire a rencontré le président de Renault Jean-Dominique Senard en fin de semaine dernière pour discuter avec lui de ce projet, a précisé Sibeth Ndiaye sur BFM TV. L'Etat français détient 15% du capital de Renault.

"Il faut bien sûr voir dans quelles conditions cela va se réaliser. Il faut qu'elles soient favorables au développement économique et industriel de Renault et à ses salariés", a-t-elle ajouté. Sibeth Ndiaye a également estimé qu'un tel projet était susceptible de répondre aux enjeux de souveraineté économique européenne et française. "Des géants se sont construits en dehors de L'Europe, nous avons besoin de géants en Europe", a ajouté la porte-parole.

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