Le FMI dit que la croissance mondiale s'accélère mais prévient que ça ne va pas forcément durer

Christine Lagarde, la directrice du FMI. REUTERS/Afolabi Sotunde

Le Fonds monétaire international (FMI) vient de publier ce mardi 10 octobre 2017 ses révisions de prévisions de croissance de l'économie mondiale. 

Pour 2017, le FMI prévoit une croissance de 3,6%, puis de 3,7% en 2018, soit dans les deux cas, 0,1 point de plus que dans ses précédentes prévisions d'avril, qui n'avaient pas été modifiées au cours de l'été.

3,7% étant la prévision de croissance la plus haute jamais donnée depuis 2011. 

Les prévisions du FMI semblent confiantes en raison d'une accélération de la demande dans les pays avancés — sauf au Royaume-Uni où la consommation des ménages a été pénalisée par l'impact de la dépréciation de la livre sur leur revenu réel — et l'amélioration de la situation dans la plupart des grandes économies émergentes. 

Le rebond de l'économie mondiale, visible via les hausses de l'investissement, des échanges et de la production industrielle, a fait que le FMI a revu à la hausse ses prévisions de croissance pour la plupart des pays: 

  • Pour la zone euro, les prévisions 2017 et 2018 sont révisées en hausse de 0,2 point, à 2,1% puis 1,9%.
  • Pour la France, le FMI ne change rien à ses attentes: 1,6% en 2017 puis 1,8% en 2018.
  • Pour l'Allemagne, le FMI table sur une croissance de 2,0% cette année puis de 1,8% en 2018. 
  • Après avoir abaissé ses prévisions de croissance pour les Etats-Unis en juin dernier en affirmant ne plus attendre d'impact positif de la politique de Donald Trump, le FMI prévoit désormais 2,2% de croissance cette année, puis 2,3% en 2018, soit 0,1 et 0,2 point de plus qu'au début de l'été.
  • Pour la Chine, le FMI table sur 6,8% pour 2017 et 6,5% en 2018, soit 0,1 point de plus. 

En revanche, le FMI maintient des prévisions de croissance à la baisse pour le Royaume-Uni, en raison des incertitudes qui pèsent sur l'issue du Brexit. Il prévoit ainsi une croissance de 1,7% cette année et 1,5% l'année suivante, contre 1,8% l'an dernier. 

L'organisme international dirigé par la Française Christine Lagarde incite ainsi les gouvernements à profiter de cette période de croissance mondiale pour mettre en place rapidement des réformes structurelles. Il avertit en effet que cette reprise de la croissance mondiale ne doit pas être prise comme acquise, en raison de:

  • la faiblesse persistante de l'inflation, qui découle de celle de la croissance des salaires, 
  • 25% de l'économie mondiale se trouve exclus de la croissance, dont notamment les pays producteurs de matières premières et d'énergie les plus pauvres dont font partie ceux les plus exposés aux effets des changements climatiques, 
  • des perspectives de croissance du PIB par tête plus faibles que par le passé, liées dans les pays riches à une productivité en baisse et au vieillissement de la population.

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