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Foodwatch alerte sur les arnaques marketing utilisées pour vous vendre les produits de fêtes en supermarché

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Foodwatch alerte sur les arnaques marketing utilisées pour vous vendre les produits de fêtes en supermarché
© Anna Shvets/Pexels
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Douceurs chocolatées bourrées d'huile de palme, pots de rillettes presque vides, confiture de figue hors de prix, escargots de "Bourgogne" pourtant made in...Pologne ! L'ONG Internationale Foodwatch révèle en cette fin d'année son "calendrier du vent", parodie du fameux calendrier de l'Avent. Chaque jour du 1er au 24 décembre, ce n'est pas un chocolat que vous pourrez déguster mais bien "une arnaque sur l'étiquette" des produits de supermarché que vous pourrez découvrir, en vous rendant sur le site de l'ONG.

Ce n'est pas la première édition de ce calendrier. L'année dernière déjà, plusieurs industriels avaient été épinglés par l'organisation pour les mêmes raisons et cinq d'entre eux avaient accepté de changer leurs étiquettes. "A l’approche des fêtes, les arnaques à l’étiquette prolifèrent toujours autant, si ce n’est davantage. Les pièges alimentaires foisonnent en cette période où nous sommes prêt·e·s à mettre un peu plus la main au portefeuille pour se faire plaisir", affiche le groupe sur son site. Ce marketing mensonger dont le consommateur doit se méfier en faisant ses courses de Noël, se divise en plusieurs catégories, comme le relève France Info.

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Le faux 'made in France'

Certains produits épinglés par Food Watch affichent fièrement leur origine "purement française" à tort. C'est le cas des "escargots de Bourgogne" de Monique Ranou, qui proviennent en fait de Pologne, selon Karine Jacquemart, directrice générale de Foodwatch France, qui a "contacté le service client de la marque". Le Républicain Lorrain cite également "le miel de montagne bio" de Besacier, en réalité récolté dans les rûches du Nicaragua, ou la fameuse "moutarde de Dijon" de Petits Gourmet dont les graines sont "100% canadiennes".

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Huile de palme et additifs au menu le 25 décembre

La deuxième journée de ce calendrier "du vent" 2020 est dédiée aux truffes fantaisie de la marque Cémoi qui assure respecter des "critères stricts de traçabilité du cacao, de qualité aromatique, de qualité de vie du planteur et de préservation de l’environnement"... Mais ajoute de "l'huile de palme" dans ses douceurs chocolatées si l'on en croit la mention "ingrédients" de son emballage, ce que lui reproche l'ONG Foodwatch. Pour rappel, cette huile végétale contient non seulement des "acides gras saturés" mauvais pour le cholestérol et donc pour la santé, mais son extraction encourage la déforestation et l'assèchement de tourbières (forêts humides).

Alors que d'autres produits vantent un "fait maison" ou semblent sains, ils recèlent pourtant d'additifs controversés. C'est le cas du foie gras de Labeyrie qui contient du nitrite de sodium (E250). Cette composante chimique contriburait à la formation de particules cancérogènes dans notre estomac, selon l'ONG, qui s'est associée à Yuka et à la ligue contre le cancer pour l'interdire.

Des prix gonflés pour Noël

Certains produits se vendent jusqu'à 10 fois plus cher que des articles similaires en grande surface, selon Karine Jacquemart. A titre d'exemple, elle saisit un pot de confiture de figues de 46 g à 2€ signé Monoprix Gourmet : "Elle a un tout petit volume, mais surtout, a une mention 'accompagnement pour foie gras'", explique à France info la directrice de Foodwatch, pour justifier le coût de la marmelade. A titre de comparaison, cette confiture de figues de la marque Carrefour fait 370 g et coûte 1,10€.

Des emballages... presque vides

Certains emballages annoncent une quantité de nourriture volumineuse. Seul hic, l'arrière de leur pot en plastique est incurvé et le contenant y est en réalité stocké en très petite quantité. C'est le cas de ces rillettes de poulet rôti qui contiendrait 13% de poulet en moins que le poids affiché sur son étiquette ou du "Gravlax de truite arc-en-ciel fumée" de Deluxe (Lidl) dont l'emballage est vide à 55%, selon Le Républicain Lorrain.

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