Une passagère de Ryanair à Madrid, le 25 juillet 2018. REUTERS/Susana Vera

Pagaille en vue dans les aéroports. Cinq syndicats ont appelé les salariés de Ryanair à cesser le travail en Espagne, au Portugal, en Belgique et en Italie. Au programme: 600 vols annulés et 100.000 passagers touchés.

Au plus fort de la saison touristique, les hôtesses et stewards de la compagnie aérienne sont appelés à faire grève mercredi et jeudi dans les quatre pays d'Europe. Pas de panique, les milliers de voyageurs seront contactés pour leur proposer un changement de vol ou un remboursement. La compagnie low-cost irlandaise affirme que "90% des passagers concernés ont été transférés sur un autre vol".

L'Espagne est le pays le plus touché. Ryanair a prévu que la grève pouvait y affecter "jusqu'à 200 des 830 vols quotidiens". Au Portugal comme en Belgique, la compagnie a estimé que le mouvement pouvait toucher 50 vols quotidiens. Chez nos voisins belges, 100% du personnel de cabine est en grève aujourd'hui à Bruxelles, selon la RTBF.

La raison de cet impressionnant mouvement social: les menaces de suppressions d'emploi. Côté espagnol, pas d'inquiétude pourtant puisque "environ 20% des revenus de Ryanair viennent de sa base espagnole. Sincèrement, c'est une menace parce que c'est le style de Ryanair mais cela ne nous fait absolument pas peur", a déclaré à la presse Monique Duthiers, présidente du syndicat SITCPLA, comme le relève 20 Minutes. Pour rappel, l'Espagne était en 2017 le deuxième pays le plus touristique au monde après la France, avec 82 millions de visiteurs.

'Harcèlement'

Les syndicats demandent à Ryanair d'appliquer la législation de chacun des pays où elle emploie du personnel et exigent les mêmes conditions de travail pour les salariés sous contrat que pour les intérimaires. Pour l'instant, la compagnie n'entend n'appliquer que la législation irlandaise, car ses avions sont immatriculés en Irlande.

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Face à un malaise social grandissant, la compagnie a signé pour la première fois ces derniers mois plusieurs accords de reconnaissance de syndicats, mais les négociations restent difficiles dans certains pays. Des syndicalistes ont dénoncé une forme de "harcèlement" de la part de Ryanair. La compagnie a prévenu lundi que la poursuite des grèves pourrait à terme la pousser à revoir son calendrier hivernal, "ce qui pourrait entraîner une réduction des flottes" d'avions, mais aussi des "pertes d'emplois", a-t-elle prévenu.

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