Emmanuel Macron, Angela Merkel et Vladimir Poutine au Paris Peace Forum, le 11 novembre 2018. Yoan Valat/REUTERS

A l'occasion du Forum sur la gouvernance de l'Internet, chaperonné par l'ONU, le président Emmanuel Macron a présenté, ce lundi 12 novembre 2018, "l'appel de Paris pour la confiance et la sécurité dans le cyberespace", une initiative censée tenter de lutter contre les cyberattaques.

Au total, 359 entités ont signé ce document afin de soutenir "un cyberespace ouvert, sûr, stable, accessible et pacifique".

Mais trois grands Etats ne sont pas signataires, alors qu'ils représentent des acteurs majeurs dans le domaine de la cybersécurité: la Chine, la Russie et les Etats-Unis — seul pays du G7 à ne pas l'avoir fait d'ailleurs.

La Russie a par exemple récemment été accusée par le Royaume-Uni, l'Australie et les Pays-Bas d'avoir dirigé des cyberattaques à travers le monde pour nuire et interférer dans les élections des autres pays, tandis que Bloomberg a affirmé que des espions chinois avaient implanté des micropuces — de la taille d'un grain de riz — dans les datacenters de grandes entreprises tech américaines comme Apple et Amazon.

Voici les principaux principes prônés par l'appel de Paris et que les signataires s'engagent à défendre

  • empêcher les activités menaçant des individus, des infrastructures critiques et la disponibilité ou l'intégrité du coeur public d'Internet,
  • prévenir les interférences d'acteurs étrangers visant à déstabiliser des processus électoraux,
  • empêcher le vol de propriété intellectuelle, notamment de secrets industriels ou d'informations commerciales confidentielles, "dans l'intention de procurer des avantages concurrentiels à des entreprises ou à un secteur commercial",
  • assurer la sécurité des produits et des services, empêcher la prolifération d'outils malveillants et empêcher les contre-attaques d'acteurs privés ayant subi une attaque informatique.

Au total, 359 entités ont signé l'appel de Paris dont les 28 membres de l'UE et tous les membres du G7 hormis les Etats-Unis et plusieurs entreprises tech de renom comme Alphabet, Facebook, IBM, Intel, Dell ou encore Microsoft.

Deutsche Telekom, Telefonica ou la division Orange Cyberdefense d'Orange ont également signé l'appel de Paris.

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