Julia Bijaoui a cofondé Frichti avec Quentin Vacher. YouTube

Frichti, service de livraison à domicile de repas préparés, annonce une levée de fonds de 30 millions d'euros, auprès d'Alven Capital, Idinvest —ses actionnaires historiques — Verlinvest et Felix Capital, deux fonds belge et londonien.

C'est le troisième tour de table de Frichti depuis sa création il y a deux ans.

Après un million d'euros en septembre 2015 puis 12 millions d'euros en avril 2016, la startup cofondée par Julia Bijaoui et Quentin Vacher a donc réussi à réunir 43 millions d'euros pour financer sa croissance, alors que l'entreprise n'est toujours pas rentable. 

C'est le principal enjeu des entreprises du secteur pour survivre: monopoliser beaucoup d'argent pour faire face aux coûts largement supérieurs aux recettes dans les premières années.

Cette manne financière récoltée par l'ancien banquier de Morgan Stanley à Londres doit aider Frichti à contrer la concurrence sur ce marché envié de la foodtech à Paris.

Face à elle, la startup a deux types de rivaux:

  • les géants Deliveroo, UberEats et Allo Resto qui s'approvisionnent dans des restaurants existants et externalisent la livraison;
  • d'autres startups françaises comme FoodChéri et PopChef qui préparent comme Frichti leurs propres repas dans des cuisines dédiées avant de les livrer.

Dans le monde, 38 milliards de dollars ont été dépensés en trois ans dans la foodtech par plus de 1000 investisseurs (VC et introductions en Bourse), selon l'accélérateur ShakeUp Factory. Mais en France, la part des fonds investis est infinitésimale : 0,45 %.

Frichti emploie 300 personnes à ce jour, dont une majorité de cuisiniers et livreurs salariés, qui viennent chercher les commandes dans six points relais.

"Comme pour les facteurs, c'est un modèle en tournée. C'est un cercle vertueux. Plus vous avez de clients dans un même quartier, plus vous réduisez les coûts en mutualisant les livraisons", explique Jérémy Uzan, associé chez Alven Capital, au Figaro.

Frichti compte élargir son offre, sa zone de chalandise en France et améliorer sa technologie qui repose sur des algorithmes.

Elle revendique 20.000 repas livrés par semaine. Sa promesse: proposer des repas sains de saison à des prix abordables.

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