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Certains pays consomment plus de viande que prévu et ça a une conséquence sur le climat

Certains pays consomment plus de viande que prévu et ça a une conséquence sur le climat
© REUTERS/Darren Whiteside

Les origines du réchauffement climatique sont variées et complexes.

Une nouvelle étude, repérée par le quotidien suisse Le Temps, observe ainsi que l'appétit de nouveaux consommateurs pour la viande a un impact que l'on avait jusqu'ici négligé sur le climat.

En effet, on parle beaucoup du dioxyde de carbone (CO2) comme gaz à effet de serre, mais dans l'équation climat, il y a aussi le méthane (CH4).

Ce gaz, moins persistant et moins réchauffant que le CO2 mais capable de réfléchir le rayonnement infrarouge terrestre, est responsable de 20% du réchauffement climatique de ces deux derniers siècles. Le CO2, quant à lui, compte pour trois quarts des émissions de gaz à effet de serre.

L'étude publiée ce vendredi 29 septembre 2017 dans la revue "Carbon Balance and Management" montre que les émissions de méthane sont supérieures aux prévisions du GIEC, groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat.

Selon l'étude, en 2011, les émissions de méthane étaient supérieures de 11% aux estimations du GIEC de 2006.

Ces émissions sont à 60% dues à l'activité humaine dont notamment l'agriculture et les décharges publiques (34%), la production et l'utilisation des carburants fossiles (19%) et les feux de biomasse (feux de forêts, feux agricoles etc).

L'explication de cette augmentation est simple, selon Julie Wolf, chercheuse au Ministère américain de l'agriculture et auteure principale de l'étude:

"Dans de nombreuses régions du monde, la quantité de bétail évolue, et l'élevage produit des bêtes plus grosses, ingérant un plus gros volume de nourriture. Cela, couplé avec des changements dans la gestion du bétail, peut conduire à des émissions accrues."

Mais un autre auteur de l'étude précise au Temps que les émissions de méthane issues du bétail ont fortement augmenté dans certaines régions notamment, celles qui sont en plein développement — en Asie, en Amérique latine et en Afrique, alors qu'elles auraient baissé aux Etats-Unis, au Canada et en Europe occidentale.

Cela s'explique en partie par des populations grandissantes dans ces régions du globe et donc des besoins alimentaires en augmentation.

Des scientifiques ont indiqué qu'il existe des méthodes pour limiter les émissions de méthane liées aux activités humaines:

  • réduire la consommation de viande bovine et nourrir en partie le bétail avec des graines de lin, ce qui fait chuter la production de méthane au cours du processus de rumination des vaches,
  • répertorier les fuites sur les sites d'exploitation d'énergies fossiles, car elles ne sont pas prises en compte dans les études,
  • modifier le système d'irrigation des rizières.
Business Insider
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