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General Electric va supprimer plus de 1 000 emplois en France

General Electric va supprimer plus de 1 000 emplois en France
© REUTERS/Vincent Kessler

L’entreprise General Electric (GE) a annoncé mardi 28 mai un plan de suppression d’un millier d’emplois en France, principalement dans sa branche turbines à gaz implantée dans le Territoire de Belfort, a appris Reuters de source syndicale. La division turbine à gaz perdrait 792 emplois sur 1 800 à Belfort et Bourogne tandis que 252 postes seraient supprimés dans les services administratifs hérités des activités énergie d’Alstom, rachetées il y a trois ans par le groupe américain, a indiqué à l'agence de presse Karim Matoug, délégué central de la CGT.

"C'est un gros coup dur pour le département quand on sait l'incidence de ces suppressions d'emplois sur la sous-traitance et dans les commerces. On estime à 3 000 les emplois qui seront touchés dans le plus petit département de France", a réagit Florian Bouquet, président LR du département du Territoire de Belfort, selon France 3. "J'attends qu'Emmanuel Macron prenne la mesure et l'ampleur de ce plan social. Je souhaiterais l'entendre sur l'aéronautique, le plan hydrogène, le digital... Quand il y a de bonnes nouvelles, Emmanuel Macron vient à Belfort, quand il y a des problèmes, il se dérobe", a-t-il ajouté.

Selon Florian Bousquet, la République en marche avait passé un accord avec l'ancien patron de General Electric, Larry Pulp, pour ne pas dévoiler ce plan avant les élections européennes, précise France 3. "L'indécence aura poussé le vice à annoncer ce plan social au lendemain des élections européennes", a commenté de son côté Cédric Perin, sénateur LR du Territoire de Belfort. Les élus du Territoire appellent à la mobilisation générale et demandent un rendez-vous rapide avec Bruno Le Maire, le ministre de l'Economie et des Finances, notamment pour échanger sur les pistes de diversification des activités du site de Belfort, déjà évoquées avec les syndicats depuis plusieurs mois.

Par ailleurs, le site de Chonas-l'Amballan, en Isère, qui usine des pièces pour turbines à gaz et emploie 30 salariés serait également vendu.

GE avait fait l'acquisition du site de Belfort auprès d'Alstom en 1999, avant de racheter l'ensemble de la branche énergie du groupe français en novembre 2015. Emmanuel Macron était alors ministre de l'Economie et General Electric misait sur l'essor du marché des turbines à gaz, qui s'est finalement effondré, souligne l'AFP.

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