Emmanuel Macron réclame 'l'ordre, le calme et la concorde' après un acte 6 des 'Gilets jaunes' marqué par une mobilisation en chute libre, l'arrestation d'un leader et des dérapages

Manifestation des Gilets jaunes à Nantes, le 22 décembre 2018. REUTERS/Stephane Mahe

Il y a bien eu un acte 6 de la mobilisation des "Gilets Jaunes", les 22 et 23 décembre 2018. Mais pour ce sixième week-end consécutif de manifestations — à Paris, dans les villes et sur les ronds-points —, la participation était en chute libre, des dérapages antisémites ont été observés et l'un des animateurs du mouvement, Eric Drouet, a été arrêté.

Le président de la République Emmanuel Macron, en déplacement au Tchad, a appelé à un retour à l'ordre et annoncé des "réponses judiciaires sévères".

Voici ce qu'il fallait retenir du sixième week-end de mobilisation des "Gilets Jaunes", les 22 et 23 décembre 2018:

Mobilisation. Selon un décompte transmis samedi par le ministère de l'Intérieur, à 18h00, les manifestations rassemblaient 38.600 "Gilets jaunes" à travers la France, dont 2000 personnes à Paris. Les autorités avaient recensé 66.000 participants à l'échelle nationale à la même heure samedi dernier. 220 personnes ont été interpellées, dont 81 placées en garde à vue.

Discours d'Emmanuel Macron. En déplacement au Tchad, le président de la République a appelé au calme, dimanche, estimant avoir apporté une réponse à "ce que j'ai considéré être la demande juste, la colère juste du peuple français". "Il est évident que les réponses judiciaires les plus sévères seront apportées. C'est maintenant l'ordre qui doit régner, le calme et la concorde."

Interpellation d'Eric Drouet, un des leaders du mouvement. Eric Drouet, l'une des animateurs des groupes Facebook de Gilets jaunes, qui avait appelé à un rassemblement sur à Montmartre, a été interpellé samedi à Paris et placé sous contrôle judiciaire dans l'attente de sa comparution devant le tribunal correctionnel fixée au 5 juin prochain pour "port d'arme prohibé de catégorie D et participation à un groupement en vue de commettre des violences ou des dégradations." L'enquête se poursuit pour un troisième chef, celui d'"organisation illicite d'une manifestation sur la voie publique".

Dérapages antisémites. Sur le parvis du Sacré-Coeur, des manifestants portant des gilets jaunes ont été filmés samedi en train d'entonner une chanson de l'humoriste antisémite Dieudonné. Sur Twitter, le Premier ministre Edouard Philippe a réagi: "Il est hors de question de banaliser de tels gestes qui doivent faire l'objet d'une condamnation unanime et de sanctions pénales."

Par ailleurs, un journaliste de 20 Minutes a constaté que trois hommes vêtus de Gilets jaunes ont tenu des propos antisémites dans le métro et fait des quenelles à l'encontre d'une vieille dame qui s'est identifiée comme étant juive. 

Policiers malmenés à Paris. Les syndicats de policiers Unsa et Alternative Police CFDT ont dénoncé de violentes agressions sur les forces de l'ordre et notamment une "tentative de lynchage" sur trois policiers à moto qui se trouvaient samedi soir près des Champs-Élysées. Les trois hommes ont été pris à parti ; l'un deux a sorti son arme pour tenir la foule à distance avant de partir à moto sous des jets de projectile.

Un décès à Perpignan. Une personne est décédée, dans la nuit de vendredi 21 à samedi 22 décembre, dans un accident à proximité d'un rassemblement de "Gilets jaunes" près de Perpignan. L'automobiliste, âgé de 36 ans, a percuté l'arrière d'un poids lourd arrêté à un rond-point bloqué par des "Gilets jaunes". Il s'agit du dixième décès survenu en marge du mouvement des "Gilets jaunes" qui a débuté mi-novembre.

Vous avez apprécié cet article ? Likez Business Insider France sur Facebook !

Lire aussi : Les mesures pour calmer les 'Gilets jaunes' vont sans doute faire déraper le déficit — voici combien elles pourraient coûter

VIDEO: Levi's vient de commercialiser sa première veste connectée avec Google — voici à quoi elle ressemble

Contenu Sponsorisé

Ecologie, emploi, émissions carbonées… Ce que vous ne saviez pas sur la responsabilité sociale des entreprises du secteur automobile

  1. starik

    En 1831 , l'ordre régnait aussi à Varsovie , après le massacre des patriotes polonais par la soldatesque Tsariste ….. Comme en Pologne à l'époque , il s'agit un ordre injuste , inspiré par la peur , et assuré par des forces de l'ordre qui ne sont plus les garants respectés de l'ordre Républicain , mais qui sont désormais des mercenaires grassement payés pour nous faire taire ( des centaines d'euros de prime certes mérités , mais rien pour les profs de banlieue , les urgentistes , les infirmières ..et j'en passe , qui font un métier au moins aussi difficile que le leur !) Mais , gardons l'espoir , la lumière jaillit toujours même au fond de la nuit la plus noire. je termine en citant un air des Misérables de Victor Hugo , qui me semble être de circonstance quand nous boirons à la santé de l'année nouvelle:
    " A la volonté du peuple
    et à la santé du progrès.
    Remplis ton verre d'un vin rebelle ,
    et , à demain , ami fidèle ,
    si ton cœur bats aussi fort ,
    que le tambour dans le lointain ,
    c'est qu'il existe encore
    un peu d'espoir dans le genre humain!

Laisser un commentaire