La startup chinoise venue défier le Vélib' à Paris quitterait la capitale 5 mois après son arrivée

La startup chinoise venue défier le Vélib' à Paris quitterait la capitale 5 mois après son arrivée

Le vélo vert fluo de Gobee.bike dans les rues de Lille. Gobee.bike/Alexis Leclercq Photographie

Gobee.bike, la startup de Hong Kong de vélos en libre-service qui s'est installée à Paris il y a environ 5 mois pour défier Vélib', aurait cessé ses activités dans la capitale, rapporte l'agence Reuters, qui cite plusieurs sources. 

Cette information est révélée alors que l'entreprise hongkongaise s'était déjà retirée au début de l'année de plusieurs villes, dont Lille et Reims, en raison des nombreux vélos endommagés. 

La semaine dernière, la société a également décidé de ne plus opérer en Italie, en précisant que 60% de sa flotte en Europe avait été vandalisée ou volée

Le 10 février dernier, l'entreprise disait pourtant faire de son mieux pour récupérer les véhicules endommagés.

Environ 500 vélos Gobee.bike avaient débarqué à Paris en octobre 2017 et espérait s'octroyer une bonne part du marché, en attendant l'arrivée des nouveaux Vélib', désormais opérés par la start-up Smovengo et non plus par JCDecaux. 

Les vélos Gobee.bike, facilement repérables grâce à leur couleur vert fluo, avaient la particularité d'être sans borne. Géolocalisable, vous pouviez le laisser dans les parkings à vélo, dans la rue ou en bas de chez vous.

A moyen terme, l'entreprise hongkongaise envisageait d'agrandir sa flotte parisienne à plusieurs milliers pour s'attaquer au marché des usagers occasionnels, touristes compris.

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  1. Ced

    Qui dégrade ces vélos ? Simple jeu ? Pourquoi. Pourquoi. Pourquoi...c'est triste de vivre dans cette société.

  2. joe

    mauvaise étude de marché, ce genre de concept fonctionne en Asie où il n'y a pratiquement pas de petite délinquance et où il y a un certain respect pour les biens publics (et privé) mais clairement en Europe ça allait se casser la gueule, déjà les Vélib' qui avaient des sécurité renforcé via borne se fesaient souvent vandalisé/volé, alors là c'était la catastrophe assuré

  3. Honte à nous pays de dégénérés..nous nous vengeons sur les biens privés censés améliorer notre vie au quotidien ..et durant ce temps là ..nos dirigeants nous entubent un max ..mais là personne ne bouge ...l'individualisme aura notre peau..

  4. R.Chaput

    Ces vélos étaient fort utiles et pratiques car ce n'était pas cher et il n'était pas utile de chercher un emplacement vélo comme pour les vélib. À de nombreuses reprises, j'ai pu les voir dans la rue garer n'importe où, le plus souvent parterre, coucher sur le sol. Les responsables ne sont pas toujours ceux qu'on pense. Pour ma part, j'étais au parc Martin Luther King dans le 17e où j'ai pu observé des gamins de bonnes familles utiliser ces vélos puis les abandonner sauvagement sans prendre le soin de les remettre debout.
    Cette initiative reposait sur deux principes la confiance et l'honnêteté. Il a manqué les deux. Le manque de civisme est regrettable.
    Les tricheurs nuisent toujours au collectif et tout le monde y perd en fin de compte. Pour moi c'est un test social, il faut en profiter pour continuer à éduquer et responsabiliser la population.

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