Londres, City,

La City de Londres. REUTERS/Toby Melville

Le 29 mars prochain la Première ministre britannique Theresa May déclenchera le compte à rebours de deux ans pour trouver un accord sur le Brexit.

Mais Goldman Sachs n'a pas l'intention de s'aligner sur l'agenda politique britannique pour débuter le transfert d'une partie de ses salariés, a déclaré à CNBC son DG pour l'Europe Richard Gnodde ce mardi 21 mars 2017.

"On ne peut pas compter dessus alors il nous faut avoir nos plans de secours et c'est ce qu'on commence à exécuter [...] Pour cette première période (...), on parle de quelques centaines de personnes tout au plus."

Dans le détail, la banque américaine, qui emploie la majorité de son personnel européen au Royaume-Uni, soit environ 6000 personnes, va recruter en Europe continentale, transférer des collaborateurs en dehors de Londres et investir pour améliorer et agrandir ses infrastructures et technologies pour préparer la période post-Brexit.

Richard Gnodde n'a pas précisé quelles capitales européennes (Paris, Francfort, Bruxelles, Dublin...) pourraient profiter de cette délocalisation.

Certains lobbyistes et politiques français — dont le candidat à la présidentielle Emmanuel Macron — espèrent qu'avec le Brexit, l'Hexagone pourra récupérer une partie des emplois de la finance londonienne.

Colm Kelleher, le président de Morgan Stanley, a également déclaré mardi 21 mars 2017 que la banque américaine n'allait pas attendre la fin des négociations pour le Brexit pour entamer la délocalisation d'une partie de ses salariés londoniens, a rapporté Business Insider US.

La banque HSBC a été la première à annoncer en janvier dernier qu'elle déplacera environ un millier d'emplois de Londres à Paris d'ici deux ans à cause du Brexit.

Selon Reuters, Lloyds — la seule banque britannique qui n'est pas présente dans d'autres pays de l'UE — envisage d'ouvrir une filiale en Allemagne, tandis que JP Morgan a récemment affirmé que le nombre d'emplois délocalisés de Londres serait plus important que prévu. La banque américaine avait déjà avancé le nombre de 4000 postes affectés en juin 2016.

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