Google s'installe chez Renault-Nissan-Mitsubishi et c'est une étape dans la bataille de l'exploitation des habitacles de voitures

Un test de voiture autonome Renault en France. YouTube

Google s'invite dans les voitures. L'Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi, première alliance automobile mondiale, a annoncé ce mardi 18 septembre 2018 un accord pluriannuel mondial de partenariat avec Google.

Cet accord prévoit d'installer dès 2021 le système d'exploitation de Google, Android, dans les véhicules de l'alliance. L'objectif est d'offrir aux conducteurs un accès direct à certains services, tel le système de navigation Google Maps, la commande vocale de Google Assistant et les applications, d'aides à la conduite par exemple, sur Google Play Store.

Ces services Google s'ajouteront au système d'exploitation des constructeurs, appelé "l'Alliance Intelligent Cloud", de l'Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi, qui gère les mises à jour et les diagnostics à distance des véhicules de l'alliance, tout en proposant également des services d'info-divertissement. 

"L'environnement proposé sera également compatible avec des appareils gérés par d'autres systèmes d'exploitation, dont l'Apple iOS", précise néanmoins l'alliance.

Ce partenariat s'inscrit dans le cadre du plan "Alliance 2022" dont l'un des objectifs est d'équiper toujours plus de véhicules de services de connectivité à bord. "Ce plan prévoit notamment le lancement de 12 nouveaux modèles 100% électriques ainsi que le développement de technologies de conduite autonome et de l'Alliance Intelligent Cloud", rappelle l'alliance dans un communiqué. Il doit aider les marques de l'alliance à atteindre 14 millions de véhicules vendus par an en 2022.

La bataille des données

Les termes financiers de ce partenariat ne sont pas connus. Mais il devrait faire date dans la course de vitesse engagée actuellement entre les constructeurs automobiles et les géants de la tech pour développer le cockpit du futur.

Jusqu'en 2014, les constructeurs automobiles avaient véritablement l'ambition d'imposer leur propre système d'exploitation dans les voitures du futur pour maîtriser toutes les données. Beaucoup d'entre eux se sont toutefois rendus à l'évidence qu'il serait difficile de proposer le même niveau d'expérience client qu'Android ou iOS. 

D'où la multiplication de ces partenariats avec des sociétés technologiques pour moderniser les applications d'informations et de divertissement à bord et les rendre plus évolutives et connectées.

Dans ce cadre, une trentaine de constructeurs, dont Renault, sont réunis au sein de l'Open Automotive Alliance. Ils travaillent conjointement avec Google depuis 2014 à intégrer le système Android dans leurs voitures.

La situation pose toutefois la question de savoir qui, des constructeurs de véhicules ou des géants de la tech, contrôlera à l'avenir l'habitacle de la voiture et surtout les données qui en sortiront.

Dans le cas du partenariat entre Google et l'alliance, Kal Mos, le vice-président de l'alliance pour les véhicules connectés, précise que "Google aura accès aux données générées par ses applications embarquées, mais devra obtenir la permission des automobilistes avant de pouvoir les collecter".

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