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Google estime la baisse de fréquentation des lieux publics grâce aux données de géolocalisation

Google estime la baisse de fréquentation des lieux publics grâce aux données de géolocalisation
Confinés chez eux, limités dans leurs déplacements, les Français ont logiquement déserté les lieux d'affluence. © Stephane Cardinale - Corbis/Corbis via Getty Images

Vera Jourova, commissaire européenne chargée de la justice, des consommateurs et de l'égalité des genres, a pressé jeudi les grandes plateformes et réseaux sociaux américains à partager leurs données avec les scientifiques pour lutter contre la propagation du coronavirus. Le plus grand de ces acteurs, Google a répondu à l'appel dès ce 3 avril. Le groupe de Mountain View a annoncé qu'il allait publier des rapports réguliers dans 131 pays sur la manière dont les gens ont modifié leurs déplacements depuis la mise en place du confinement, les lieux qu'ils ont désertés, souvent forcé car fermés, et dans quelle proportion. L'idée est d'aider les responsables politiques à prendre des décisions sur la façon de gérer la pandémie de Covid-19, comme des recommandations, les horaires d'ouverture, l'offre de bus et train pour ne pas encombrer les transports ou les offres de services de livraison.

Ces rapports comparent la fréquentation des endroits — lieux de loisirs, commerces d'alimentation, pharmacies, parcs, stations de transport en commun, lieux de travail et de résidence — et les déplacements de ces dernières semaines, par rapport à une situation normale, en l'occurence pour ce premier rapport, du 3 janvier au 6 février 2020. Les informations les plus récentes dateront de deux à trois jours. Vous pouvez trouver ces statistiques pour la France, ici. Ces statistiques sont issues des données de localisation d'un échantillon des utilisateurs de Google dans le monde, ayant activé "l'historique des positions", qui peut être supprimé ou interrompu dans les paramètres du compte. Ces données sont déjà utilisées pour la détection d'embouteillages ou la mesure de la fréquentation des commerces sur Google Maps.

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"Nous afficherons les tendances sur plusieurs semaines" sous forme d'"une augmentation ou diminution du pourcentage des visites", et non d'un nombre absolu, précise l'article signé par la directrice des produits géographiques de Google (dont Maps) Jen Fitzpatrick et la médecin en chef de Google Health Karen DeSalvo. "Pour protéger la vie privée des personnes, aucune information personnellement identifiable, comme l'emplacement, les contacts ou les mouvements d'une personne, n'est mise à disposition", écrit Google. Pour empêcher toute tentative d'identification d'une personne au sein de l'ensemble de données, l'entreprise a mis en œuvre une technique statistique appelée "confidentialité différentielle" qui ajoute du "bruit" dans les données brutes tout en conservant des statistiques proches de la réalité.

Voici les premières tendances en France au 29 mars, en comparant les données de géolocalisation partagées par les utilisateurs de Google, par rapport à une période allant du 3 janvier au 6 février :

  • lieux de loisirs — restaurants, librairies, musées, cinémas, etc. : -88%;
  • commerces d'alimentation et pharmacies : -72%;
  • parcs — parcs nationaux, plages, jardins publics, etc.: -82%
  • stations de transport en commun : -87%
  • lieux de travail : -56%
  • lieux de résidence : +18%

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Business Insider (avec AFP)
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