Google suit les traces de Facebook en arrêtant de punir les médias qui font payer les articles

Le DG de Google Sundar Pichai. Ramin Talaie/Stringer

Google va arrêter de punir les sites d'actualité qui font payer leurs articles, a annoncé le groupe américain dans une note de blog ce lundi, une politique détestée par beaucoup d'éditeurs dont les ventes souffraient, au premier rang desquels le géant des médias NewCorp.

Dans les faits, Google va arrêter d'obliger les éditeurs à fournir aux utilisateurs trois articles gratuits par jour ou à les mettre moins en évidence dans les résultats de recherche.

A partir de cette semaine, chaque éditeur pourra décider lui-même combien d’articles par mois un internaute pourra voir gratuitement via les recherches Google.

En mettant fin à cette politique, Google suit les traces de Facebook qui a annoncé cet été se préparer à autoriser des médias à faire payer pour leurs contenus sur sa plateforme. Les premiers tests devraient bientôt commencer mais Facebook est déjà en train d'expliquer aux éditeurs qu'ils pourront montrer au moins 10 articles par mois avant que le paywall.

"Au cours de la dernière année, nous avons clairement indiqué que, oui, il serait important pour les éditeurs de générer des revenus d'abonnements", a déclaré Richard Gingras, vice-président des News chez Google, dans la note de blog, qui cite des expériences avec le Financial Times ou le New York Times.

Google prévoit également de lancer un logiciel gratuit dans les prochains mois pour les éditeurs qui permettrait aux utilisateurs de s'abonner plus abonnement, "en un clic" si possible. Enfin, l'entreprise regarde comment le machine learning peut aider les éditeurs à reconnaître les abonnés potentiels "et présenter la bonne offre au bon public au bon moment."

Au cours de la dernière décennie, la politique de "premier clic libre" de Google a permis de s'assurer que les non-abonnés ne seraient pas étouffés par les paywalls lorsqu'ils cliquent sur les articles dans Google Actualités. Le groupe a longtemps soutenu que des articles gratuits entraîneraient une augmentation des abonnements.

Mais à l'exception de quelques publications, les abonnements en ligne n'ont pas décollé comme prévu, et les médias comme Wall Street Journal se plaignaient de plus en plus que les utilisateurs de freeloading réduisaient leurs ventes. Cette année, le Wall Street Journal a cessé de respecter la politique de Google, ce qui a correspondu à une baisse des classements de recherche, mais à une augmentation des abonnements.

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