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Google licencie un employé pour avoir fourni des documents internes aux médias

Google licencie un employé pour avoir fourni des documents internes aux médias
© REUTERS/Toby Melville

Google a licencié un employé et en a suspendu deux autres, accusés d'avoir violé la politique de l'entreprise, selon une enquête de Bloomberg publiée ce mardi 12 novembre 2019. Un porte-parole de Google a déclaré à Business Insider US qu'à la suite d'une enquête réalisée en interne, l'entreprise avait congédié un employé pour avoir divulgué les noms et les informations personnelles d'autres salariés du groupe aux médias.

Un autre employé a été suspendu en attendant qu'une enquête soit menée pour déterminer s'il a consulté des documents sans rapport avec son travail, après avoir eu l'interdiction d'y accéder. Toujours selon Google, un troisième employé a été suspendu de façon provisoire pendant que l'entreprise enquête sur son suivi présumé des agendas individuels des salariés des services de communication, des ressources humaines et réseaux sociaux de l'entreprise. Une situation qui, selon Google, aurait suscité un sentiment d'insécurité chez ces derniers.

Google a déclaré qu'aucun des employés suspendus ne l'avaient été seulement pour avoir eu accès à un document. L'entreprise affirme avoir depuis longtemps mis en place des politiques de facilitation d'accès à l'information ainsi que de partage de celle-ci. Cependant, la raison précise de ces suspensions reste flou : y avait-il des preuves tangibles de publication de documents ou s'agissait-il simplement de soupçons de fuites en raison de leurs actions en interne ? Google s'est borné à répondre à Business Insider US que des enquêtes étaient en cours.

Des employés de l'entreprise, bien au courant de ces litiges, ont affirmés à Bloomberg que les documents dont il s'agissait se rapportaient à un outil récemment installé par Google en interne sur les navigateurs web de ses employés pour surveiller et signaler tout effort d'organisation de grands rassemblements. Les employés avaient déjà fait part de leur préoccupation au sujet de l'outil, d'après Business Insider US. Selon une note de service interne, il sert à surveiller les calendriers du personnel et signaler les employés qui tentent de créer des événements avec plus de 100 invités ou 10 salles réservées.

Les employés craignent que Google tente de réprimer la dissidence

Au cours de l'année écoulée, Google et sa société mère Alphabet ont été secoués par de multiples protestations d'employés. Des milliers d'employés se sont mis en grève pour dénoncer la façon dont l'entreprise gère ses cadres accusés d'inconduite sexuelle. D'autre part, des protestations se sont fait entendre sur le travail de Google pour l'armée américaine. Les licenciements et les suspensions d'employés ont fait l'objet d'intenses discussions au sein de l'entreprise ces dernières semaines. En effet, les employés craignent que Google, qui est traditionnellement connue pour sa culture ouverte et transparente, ne tente de réprimer la dissidence en punissant ceux qui sont ouvertement en désaccord avec la direction.

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Ces derniers mois, de nombreux employés ont quitté Google dans la frustration après avoir essayé de créer des rassemblement de travailleurs en vu de protester contre les diverses politiques de l'entreprise, les décisions sur le business de l'entreprises et les partenariats. Preuve du fossé croissant qui se creuse entre la direction et les employés. Alors même que Google continue de limiter la capacité de ses employés à communiquer et à s'organiser à travers l'entreprise.

Version originale : Tyler Sonnemaker/Business Insider US

Business Insider
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