Sébastien Missoffe, directeur général de Google France, le 1er avril 2017. Google

Accord européen ou non, Google se dit prêt à payer la future taxe sur le chiffre d'affaire publicitaire des géants du net que la France veut mettre en place dès 2019.

Lors d'une rencontre avec l'Association des journalistes économiques et financiers mercredi 12 décembre, Sébastien Missoffe, DG de Google France, indique que son entreprise "paiera s'il y a une taxe sur le chiffre d'affaires qui est mise en place en France ou dans l'Union européenne", selon l'AFP.

Il précise toutefois qu'il "ne peut pas répondre sur son montant, car la façon dont elle sera calculée n'a pas été communiquée".

En effet, Google France a déclaré 325 millions d'euros de chiffre d'affaires sur le dernier exercice et payé 14 millions d'euros d'impôts sur les sociétés. Mais, selon les estimations du Syndicat des régies internet (SRI) — reprises par Sébastien Missoffe — les recettes de l'entreprise sur le marché français seraient "d'environ 2 milliards d'euros".

Cet écart tient du fait que Google facture une partie de ses services depuis d'autres pays, notamment l'Irlande.

Pour Sébastien Missoffe, le problème reste de savoir quelles recettes inclure dans le calcul de la taxe en France. Il prend l'exemple d'un groupe français qui fait de la publicité partout dans le monde: est-ce que le chiffre d'affaires doit être pris en compte pour tout le monde, y compris les "utilisateurs américains ou japonais qui cliquent sur cette publicité", ou juste pour les "personnes basées en France"?

La France et l'Allemagne ont trouvé un terrain d'entente le 4 décembre, en proposant une taxe européenne de 3%, limitée aux chiffres d'affaires publicitaires des géants de la tech. Mais une partie des pays de l'Union y reste opposée.

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