Google a accepté de verser des indemnités de départ colossales à 2 ex-dirigeants accusés de harcèlement sexuel

Google a accepté de verser des indemnités de départ colossales à 2 ex-dirigeants accusés de harcèlement sexuel

Andy Rubin. YouTube/recode

Google a confirmé au site américain The Verge avoir versé des indemnités de départ colossales à deux anciens cadres de l'entreprise tech, qui ont pourtant fait l'objet d'accusations de harcèlement sexuel. Le créateur d'Android Andy Rubin a finalement reçu 90 millions de dollars d'indemnités de départ, alors même qu'une enquête interne avait validé les accusations selon lesquelles il avait exercé des pressions sur une femme. Il entretenait une relation extraconjugale avec celle-ci et aurait exigé d'elle des pratiques sexuelles orales dans une chambre d'hôtel en 2013.

L'ancien vice-président de la recherche, Amit Singhal, est parti quant à lui avec 15 millions de dollars après des accusations de harcèlement sexuel sur une personne de son équipe. Dans le cas d'Andy Rubin, le cofondateur de Google, Larry Page, aurait également contourné le conseil d'administration d'Alphabet pour personnellement approuver un plan d'options d'achat d'actions de 150 millions de dollars destiné au créateur d'Android, selon des documents déposés au tribunal cités par Bloomberg. Au total, Google aurait finalement versé une somme combinée de 105 millions de dollars lors de leurs départs.

Le conseil d'administration d'Alphabet a été poursuivi en justice devant un tribunal de Californie par un actionnaire de la maison-mère de Google pour avoir couvert les allégations de harcèlement sexuel. Les dirigeants de l'entreprise Larry Page et Sergey Brin sont notamment dans le viseur. "Le conseil d'administration d'Alphabet était au courant d'allégations de harcèlement sexuel par de nombreux cadres supérieurs de Google, que l'entreprise a jugé 'crédibles' après avoir mené des enquêtes internes, mais n'a pas révélé que ces allégations étaient crédibles, et a au lieu de cela permis aux cadres supérieurs de démissionner avec une rémunération généreuse", indique la plainte.

Ces informations ont poussé les organisateurs de Google Walkout — des centaines de salariés de Google qui ont manifesté en novembre dernier contre la façon dont l'entreprise tech a géré les accusations de harcèlement sexuel — à lancer une nouvelle campagne, avec comme hashtag "#GooglePayoutsForAll". Cette campagne a pour but de montrer comment les 105 millions de dollars offerts à Andy Rubin et Amit Singhal auraient pu être dépensés autrement.

Un porte-parole de Google a déclaré à Business Insider ce lundi : "Il y a de graves conséquences pour quiconque se comporte de manière inappropriée chez Google. Au cours des dernières années, nous avons apporté de nombreux changements à notre environnement de travail et adopté une ligne de conduite de plus en plus stricte à l'égard des comportements inappropriés de personnes occupant des postes d'autorité."

Au cours des deux dernières années, 48 employés ont été licenciés à Google suite à des accusations de harcèlement sexuel, dont 13 qui occupaient de hauts postes.

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  1. mylèna28

    Je vois pas ou est le probleme ils sont justes accusés et donc innocent jusqu a preuve du contraire
    pourtant leur reve de conserver ce job chez google vient d etre detruit
    alors on peut critiquer qu une indemnite soit tres elevee mais quel rapport entre des accusations et des indemnites lier a un contrat d embauche
    meme SI coupables c est hors sujet les indemnites sont à payer
    et SI condamné il auront de quoi verser beaucoup aux victimes 'presumees'

  2. HENRYGOL

    accusations de harcèlement sexuel paru dans The Verge...vous le fautes exprès?

  3. Jack

    Je SUIS UN MEC ET PAS HOMO MAIS J AIMERAI QUE CES TYPES ME HARCELENT
    COMME CA AU PROCES JE POURRAI LEUR PIQUER DES MILLIONS AUX USA
    HE HE

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