Le gouvernement britannique souhaiterait apparemment un accord à la Suisse pour le Brexit

Le gouvernement se dirigerait apparement vers une relation semblable à celle de la Suisse avec l'UE. Johannes Simon/Getty Images

Le gouvernement de Theresa May viserait apparemment vers un modèle semblable à la Suisse pour sa relation avec l'Union Européenne après le Brexit. 

À la grande frustration des fervents soutiens du Brexit au sein du parti conservateur, l'accord qu'a la Suisse avec l'UE est désormais sérieusement envisagé au sein de Whitehall et n'a pas encore été exclu par la première ministre, selon Politico

Un représentant officiel du gouvernement a dit à Politico: "C'est un des axes potentiels discuté." 

La Suisse bénéficie d'un accès presque maximum au marché unique européen, à travers un accord de libre-échange avec l'UE qui repose sur un alignement de la régulation. Cependant, si elle brise une seule clause de cet accord commercial, tout l'accord tombe à l'eau. 

Ceux en faveur du Brexit qui veulent un retrait de l'UE dans les règles s'inquiètent que cet accord maintiendrait le Royaume-Uni lié à l'infrastructure de l'UE mais avec moins de marge pour changer la procédure, on rapporte par conséquent que les négociateurs anglais essayent de trouver un moyen d'obtenir l'accès au marché unique sans être lié, comme la Suisse. 

L'accord serait décidé "chapitre par chapitre," ce qui voudrait dire qu'il prendrait place au cours d'un certain nombre d'années durant une période d'implantation, et si une partie de l'accord échoue, tout ne s'effondrerait pas automatiquement. 

May a exclu un accord de libre-échange de type canadien lors de son discours à Florence, étant donné qu'il ne donne pas au Royaume-Uni assez d'accès à l'économie de l'UE, et a aussi dit qu'une option comme celle de la Norvège dans l'EEE (Espace économique européen) était trop contraignante pour le Royaume-Uni après le Brexit. 

Selon les ministres et officiels qui soutiennent cette option, le modèle suisse sans les clauses dangereuses d'arrêt est une troisième option pour la future relation entre l'Union Européenne et le Royaume-Uni, d'après Politico. 

La Première ministre a dit la semaine dernière que c'était possible à cause du proche alignement de la régulation  que le Royaume-Uni possède déjà avec le bloc européen, grâce à ses 40 ans d'adhésion. 

Elle a dit: "Il y aura des domaines dans lesquelles nous souhaitons accomplir les mêmes objectifs de la même façon parce que ça a du sens pour nos économies," mais les décisions à propos de l'alignement ou de la divergence avec la régulation de l'UE "aura des conséquences sur l'accès du Royaume-Uni au marché européen et l'accès de l'UE à notre marché."

Le gouvernement est déterminé à trouver accord commercial avec l'UE avec des lignes rouges que chaque partie ne saurait franchir, et qui créerait aussi un tribunal d'arbitrage si une des parties ne respecte pas les règles commerciales. 

Le négociateur en chef de l'UE, Michel Barnier avait dit en septembre: "Naturellement, si le Royaume-Uni voulait aller plus loin que le type d'accord de libre-échange que nous venons juste de signer avec le Canada, il y a d'autres modèles possibles. 

"Mais une chose est sûre: Il n'est pas — et ne sera pas — possible pour un tiers pays d'avoir les mêmes bénéfices que le modèle norvégien mais avec les obligations limitées du modèle canadien."

Version originale: Adam Becket/Business Insider UK

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