Grâce à ses tarifs pubs, TF1 pourrait gagner de l'argent avec la Coupe du monde féminine

La capitaine des Bleues Amandine Henry célèbre son but avec coéquipières lors de la victoire 4-0 face à la Corée du Sud. REUTERS/Christian Hartmann

Le premier match des Bleues lors de la Coupe du monde féminine a été un carton d'audience avec près de 10 millions de téléspectateurs réunis devant TF1, vendredi 7 juin 2019. Et la chaine du groupe Bouygues espère bien capitaliser sur cette surprise pour gagner de l'argent sur la compétition sportive. Sa régie publicitaire vient d'annoncer une hausse de 50 % à 60 % des tarifs bruts des spots publicitaires, pour les deux prochains matchs de l'équipe de France, prévus ce mercredi face à la Norvège et lundi 17 juin face au Nigeria. 

Dans Les Echos, Philippe Nouchi, expert médias au sein de l'agence Publicis Media, avance que "c'est du jamais vu !". "Il y a déjà eu des ajustements en télévision, mais jamais de cet ordre", affirme-t-il. A la mi-temps du match des Bleues, un annonceur devra débourser 116 000 euros brut pour 30 secondes sur TF1 contre 66 000 euros lors du premier match. Le quotidien rappelle que pour leurs homologues masculins, en Russie, le prix du spot publicitaire était de 145 000 euros l'an dernier pour le premier tour.

TF1, qui diffuse la compétition également sur sa chaîne soeur TMC, et la partage avec Canal+, mise sur l'engouement autour de l'équipe de France pour rentabiliser un investissement de 10 à 12 millions d'euros. Selon les calculs de Publicis Media, avec les nouveaux tarifs publicitaires, TF1 pourrait rentrer dans ses frais et gagner de l'argent dès les quarts de finale. Les recettes publicitaires en télévision pourraient être de 15,5 millions d'euros pour une qualification en demi-finale et même monter jusqu'à 19,5 millions pour la finale. 

En 2016, avec l'Euro de foot disputé en France, M6 et TF1 avaient réussi à limiter les pertes après avoir dépensé 37 millions et 25 millions d'euros pour diffuser conjointement la compétition. Les Bleus de Didier Deschamps étaient arrivés en finale, perdant 0-1 face au Portugal. "Depuis 2006, les droits ont explosé et la rentabilité n'est pas la priorité des diffuseurs mais plutôt l'image et l'effet sur la part de marché grâce aux fortes audiences", explique Philippe Nouchi à Business Insider France.

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